Patrimoine Beaufortais : fiches parues  



Des ressources utiles

Chronologie

Biographies

Patrimoine naturel


Des fiches résumées sur fond bleu, à cliquer


des intermèdes à lire


L'église Notre-Dame depuis la place Notre-Dame

L'églse Notre-Dame et son mobilier

D'une ancienne chapelle de bois présente dès le début du deuxième millénaire, l'église Notre-Dame a évolué, au fil des siècles, vers la "petite cathédrale" néogothique de l'architecte Auguste Beignet.
Depuis 1542, la tour du clocher terminée  par Jean de Lespine, un architecte angevin, invite de très loin les voyageurs à rejoindre le centre de la ville.

La grande verrière du Sacré-Cœur, du maitre verrier parisien Edouard Didron témoigne d'un voeu fait par le curé Le Boucher, le 9 octobre 1870. Une quarantaine de  vitraux du même artiste, réalisés de 1869 à 1889, racontent la vie de la Sainte Vierge.
L'orgue du facteur Louis Bonn, restauré en 1994 est devenu un des plus appréciés du département. Son buffet, ainsi que la chaire et le banc d'oeuvre, ont été sculptés par
l'atelier angevin Moisseron et André successeurs de l'abbé Choyer, sculpteur de la chaire de la cathédrale d'Angers.

Pour tout savoir


Les peintures murales de publicité

Voici sans doute le dernier exemple à Beaufort, d'une publicité murale peinte. Elle est datée de juin 1969. Auparavant, le mur avait été utilisé par un autre annonceur.
Placées sur les itinéraires routiers et, souvent comme ici, aux entrées de ville, ces "réclames" qui s'adaptaient à leur cadre, étaient très nombreuses au siècle  dernier. Les annonceurs s'arrachaient les emplacements.
Certains œuvrent pour que ce patrimoine ne disparaisse pas.
Un livre au titre des Anciennes publicité murales a été publié par les éditions Ouest-France.
Gageons que le journal ne laissera pas périr cette œuvre, un peu la sienne.

peinture murale de publicité "Courrier de l'Ouest"
Essai de reconstitution de la manufacture royale de Beaufort

Tisserands et manufacture royale

La vallée de l'Authion est depuis des siècles une terre privilégiée pour la culture du chanvre. L'artisanat de tissage se développe parallèlement, dans les villes et villages. A la fin du XVIIe siècle, il y a dit-on plus de six cents métiers en action à Beaufort.

Quand Antoine-Louis Rouillé, comte de Jouy et baron de Fontaine-Guérin, devient secrétaire d'Etat à la Marine le 30 avril 1749, il veut rétablir la marine royale, à peu près anéantie.

Rouillé, se tourne vers l'Anjou, où Pierre Deshayes, un industriel de Saumur, propose de créer une manufacture de toiles à voiles. Il ne réussit pas son implantation à Angers, où il est supplanté par Joseph Bonnaire, mais obtient du roi un privilège d'exclusivité  de fabrication pour une manufacture à Beaufort.


Pour tout savoir

Un beaufortais raconte la prise de la Bastille

Le 25 juillet 1789, Pierre Bardin, marié à Beaufort, le 8 janvier 1784, à Anne-Louise Jameron, écrit à un ami, pour lui raconter la prise de la Bastille.
A l'âge de 24 ans, il a été un acteur de ces évènements comme soldat du régiment des Gardes- françaises, commandé par le duc du Châtelet.
Cette lettre, dont vous pouvez lire la transcription en cliquant - ici -, constitue une description claire et intéressante.
Une transcription a été publiée en 1924 dans les " Annales historiques de la Révolution française ".
L'original est conservé aux Archives départementales de Maine et Loire.
 
spécimen de la lettre de Pierre Bardin

Un château-fort à découvrir

Le vieux château-fort de Beaufort-en-Vallée a donné son nom à la ville.
Ses ruines cernent une butte qui domine les flancs de la Vallée.
La première construction fut attribuée, peut-être à tort, à Foulques Nerra.
Détruit presque entièrement en 1212, il est reconstruit en 1346 par Guillaume Roger, frère du pape Clément VI.
Le roi René d'Anjou y améliore les conditions de résidence en 1454. A sa mort, en 1480, Jeanne de Laval, sa deuxième épouse, vient habiter au château. C'est là qu'elle décède en 1498.
Le château ne sert plus qu'épisodiquement de résidence seigneuriale.
Il se dégrade progressivement vers la ruine. Il est même offert à la pioche des démolisseurs en 1635, puis en 1725.
Pour assurer la conservation des vestiges du château, ils ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1951.

Pour tout savoir

Beaufort-en-Vallée, depuis quand ?

Beaufort, Beaufort en Anjou ou Beaufort-en-Vallée, trois noms historiques !
La Révolution a explicitement créé la commune de Beaufort, en remplacement de la Ville et paroisse de Beaufort de la province d'Anjou.
Le nom de Beaufort-en-Vallée est toutefois utilisé depuis bien longtemps. Il y a plusieurs citations au XIXe siècle. En particulier, un recueil des usages locaux du canton de Beaufort-en-Vallée a été imprimé en 1877.
Au XVIIIe siècle, Louis-Georges Erasme de Contades, gouverneur de Beaufort-en-Vallée, en Anjou, figure au procès-verbal de l'assemblée des notables réunie à Versailles par Louis XVI, en 1787. Il y a plusieurs autres citations dans des œuvres littéraires.
Nous avons également rencontré Beaufort-Vallée, dans plusieurs documents manuscrits de la fin du XVIIe siècle. Mais la plus ancienne référence est datée de 1553, dans un ouvrage intitulé " Des annales et chroniques de France depuis la destruction de Troye jusqu'au temps de Louis XI".
L'auteur y évoque le sacre de Pierre Roger (pape Grégoire XI), fils du Comte de Beaufort en Vallée. Voir extrait ci-joint à agrandir.


Le musée de Joseph Denais

Le musée de Joseph Denais, après une rénovation nécessaire est de nouveau ouvert depuis le 9 juillet 2011.
Il a été créé en 1905 avec les collections léguées à la Ville de Beaufort-en-Vallée par un enfant du pays, Joseph Denais, devenu journaliste parisien, écrivain, historien et archéologue.
Installé, à l'origine, dans un bâtiment construit par la Caisse d'Epargne locale, il a été considéré, selon l'historien d'Art Bruno Foucart, comme le " dernier vrai musée du XIXe siècle et survivant du rêve encyclopédique ".
La modernisation du musée a été rendue possible après l'acquisition par la ville de la totalité des bâtiments.

Pour tout savoir

Des vestiges d'une chapelle en bas de la place Notre-Dame ?

En bas de la place Notre-Dame, au début de la rue aux Clercs, un pignon bien abîmé attire l'attention. Des fenêtres géminées répondent à celles, tout récemment rénovées, du musée Joseph Denais.
Ce pan de mur semble bien venir d'une réutilisation. Est-ce un vestige de la chapelle des Trépassés démolie pour construire le cinéma-théâtre ?
Célestin Port, dans son dictionnaire, dit de cette chapelle fondée en 1494 par Jean Jolli, prêtre : " c'était un petit édifice à baies géminées de style Louis XII ... la lucarne du monument est déposée au musée ".
Joseph Denais, dans sa monographie de Notre-Dame, écrit :" on voit encore à l'angle de la place Notre-Dame ou de l'ancien cimetière et de la rue aux Clercs, un vieux pignon, avec fenêtres ornementées, dans le style Louis XIII, attenant à une maison qui dépendait du bénéfice de la chapelle ".
Nous voudrions en savoir plus, avant la démolition programmée de l'immeuble.
".

 Un hôtel-Dieu depuis 1412


Le 10 mai 1412, Jean Jouanneaux et sa femme fondent une maison-Dieu, dans un immeuble qui leur appartient, à l'emplacement des services actuels de la mairie.
En 1633, la Ville transfère l'hôpital au faubourg des Moulins, dans une maison qu'elle vient d'acheter, alors que la peste décime la population. L'hôpital est confié en 1671 aux religieuses hospitalières de Saint-Joseph de la Flèche.

Après avoir traversé douloureusement la période révolutionnaire, les sœurs de Saint-Joseph quittent l'hôpital en 1963.
Quelques annèes plus tard, l'hôpital quitte les bâtiments de l'hôtel-Dieu pour des installations neuves construites à proximité.

Pour tout savoir

Information sur l'Association des Amis des Archives d'Anjou ou 4A

L'association 4A  réunit des professionnels  appartenant à des services d'archives, des bibliothèques, des musées, de l'inventaire, des universitaires et des particuliers passionnés d'histoire et de patrimoine.
Elle a pour but de soutenir l'action des institutions ou personnes qui œuvrent pour la sauvegarde, l'enrichissement et la mise en valeur du patrimoine écrit, audiovisuel et iconographique de l'Anjou.
Elle organise des cours de paléographie, des cours d'initiation à la recherche et des visites patrimoniales.
Elle publie chaque année une revue "Archives d'Anjou".
4A- Archives départementales - 106 rue de Frémur BP 80744 49007 ANGERS Cedex tél. 0241808000

Autour de Jean Chardavoine

La Renaissance a été marquée à Beaufort par l'élévation d'un nouveau clocher pour l'église Notre-Dame et la décision de construire des remparts autour de la ville, pour protéger les intérêts des bourgeois et marchands.
 
C'est aussi la naissance de Jean Chardavoine qui se fait connaître à Paris, dans la deuxième moitié du XVIe siècle, en publiant un des premiers recueils de chansons populaires.
Il est présenté souvent comme musicien de la Renaissance.

Un carrefour urbain a pris son nom, à l'emplacement d'un logis dont la tradition voudrait que Jeanl y ait vécu quelques années.
L'immeuble abrite aujourd'hui le dernier hôtel de la ville. Il est agréable de rappeler quelques éléments de son histoire.

                                           
          Pour tout savoir

La Rosalie des Alpes

La Rosalie des Alpes (Rosalia alpina L.), coléoptère  de la famille des Cerambycidées (longicornes), est l’un des plus beaux insectes de la faune européenne avec sa teinte bleu cendré et ses tâches noires de formes et de tailles variables. Surtout présente dans les hêtraies de montagnes en Pyrénées, Alpes et Cévennes, on  peut également la trouver en plaine et notamment dans le Maine-et-Loire ( photo ci-contre prise en bordure de l'Authion) où les alignements de frênes têtards séculaires, symboles des basses vallées angevines,  sont le biotope privilégié pour cet insecte. En effet, ses larves se nourrissent du bois des arbres dépérissant sur pied. Les adultes éclosent au cœur de l’été et ne vivent que quelques semaines, le temps de s’accoupler et de pondre.
Très rare, la Rosalie des Alpes est protégée au niveau national. La conservation de son milieu de prédilection, les vieux frênes têtards, s’avère cruciale pour le maintien de cette espèce emblématique. 

Texte et photo de Loïc Schio et Jeanne Laurent

Les remparts de porte en porte


Il n'est point de ville sans murs.
Pour leur sécurité et pour préserver leurs privilèges, les bourgeois de Beaufort, ont sollicité du Roi François Ier l'établissement de murs autour des  habitations de la ville.

Les cinq portes établies sur les principaux axes de communication s'ouvraient sur des faubourgs où se regroupaient des activités spécifiques.
Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques rares vestiges des murailles et tourelles de défense.
Des faits d'histoire y sont attachés.

Pour tout savoir

Des toits rouges en pays d'ardoises

Au bout de la rue de la Chaussée, un petit ensemble de pavillons fait diversion. Rompant avec l'architecture tradidionnelle locale, on dirait des pavillons de banlieue. Ces immeubles datent des années 1930, après la mise en application d'une loi de programmation destinée à faciliter la construction de logements économiques pour les ouvriers.
Des plans et descriptifs types sont diffusés.  L'usage de matériaux industrialisés est recommandé. C'est ainsi qu'apparaissent les blocs agglomérés de machefer pour les murs et les tuiles mécaniques rouges pour les toitures. Des éléments décoratifs de charpente s'ajoutent. Le régionalisme s'oublie.
A noter que le propriétaire-constructeur d'une de ces maisons, charpentier de son état, a élevé dans les environs une grande quantité de hangars agricoles, couverts ... en ardoises. L'usage de la tuile mécanique rouge, semble donc bien  réservé, ici, à un contexte particulier d'aide à la construction de logements sociaux dans la période d'entre deux guerres.
 

Belle époque et grande guerre

De 1904 à 1918, c'est l'âge d'or de la carte postale, sous le format que nous connaissons encore aujourd'hui.
Rangées dans un album, elles reconstituent des tranches de vie.
Expression écrite de sentiments ou gestion d'un quotidien dramatique, la carte est une correspondance intime.
La curiosité aidant, nous partons à la recherche des contextes.
Nous découvrons ici une famille de paysans de la Vallée, au début du XXe siècle.


Pour tout savoir

Image subliminale ?

Difficile de lire ce panneau !
Par souci d'économie, le même support a servi a deux affichages successifs.
La couche de fond du deuxième message ayant disparu avec les intempéries, il reste une jolie superposition.
Voici les textes :
DEFENSE de FAIRE ou DEPOSER des ORDURES autour de cet édifice sous peine d'amende
VITESSE MAXIMUM PERMISE A TOUS VEHICULES 15 km à l'heure


A méditer ...

Les halles et l'avion MS-AI

Beaufort, une des villes les plus importantes de l’Anjou jusqu’au milieu du XIXe siècle, était centre de commerce et, au dire de ses édiles, le premier marché du département.
Les vieilles halles ne tenant plus debout, la municipalité décida d'en construire de nouvelles,pour continuer de soutenir la principale industrie, le tissage.
La réalisation fut confiée à l'architecte Launay-Pieau en 1840 et le bâtiment est reçu définitivement en 1844.
Pour beaucoup de Beaufortais, le souvenir des halles reste attaché à l'exposition, pendant près de cinquante ans, d'un avion de la première guerre mondiale. 

 Pour tout savoir

Tuffeau et enduit, mariage réussi 

Jusqu'au début du XXe siècle, les maisons de la vallée sont construites exclusivement en tuffeau. Cette pierre calcaire est la plus tendre et  la plus hydrophile qui soit. Sa mise en oeuvre, sous forme de blocs taillés ou de petits moellons, doit respecter des techniques adaptées.
Lorsque, pour raison d'économie, il faut se résoudre à utiliser des moellons en remplissage , ces derniers sont liés avec un mortier maigre et toujours recouvert d'un enduit épais, isolant et décoratif,
constitué de sable de Loire et de chaux aérienne. Sur des constructions annexes, l'enduit peut être seulement affleurant.
Techniques, matériaux et esthétique du passé ? Non, des solutions existent.



Le magazine des années 1935-1939

 Pendant les cinq années où se prépare, à nos frontières, une nouvelle guerre mondiale, les Beaufortais font face à la crise.
C'est l'avènement de grands projets sociaux, pour les ouvriers, les femmes, les jeunes ...
Le "Petit-Courrier" diffuse, dans une majorité de foyers, des informations illustrées de nombreuses photos.
Une sélection de celles-ci constitue l'ossature d'un magazine où certains pourront se retrouver ou découvrir avec parents ou amis des évènements du passé.

   Pour tout savoir

Pour les métiers à tisser

L'activité industrielle de tissage fut florissante à Beaufort, il y a deux siècles.
Et, avant cela ?
Il arrive qu'en grattant le sol, ici ou là, des objets de terre cuite, comme ci-contre, apparaissent ( découverte de Claude Bernard).
Il s'agirait de poids en terre cuite utilisés pour tendre des paquets de fils de chaîne, sur certains métiers à tisser d'époque ancienne.
Rien de superbe dans cet objet mais, si vous visitez le musée du site grec de Paestum, en Campanie, vous découvrirez quasiment les mêmes.
Rien n'avait vraiment changé depuis Pénélope.

La saga des comtes de Beaufort

Les comtes de Beaufort, s’ils n’ont guère été présents dans leur comté, ont été, pour plusieurs d'entre-eux, des personnages influents du royaume.
Au temps des Roger et des comtes héréditaires, beaucoup se sont disputés le titre.
En dressant le portrait et les mérites de ceux qui se sont peu ou prou intéressés aux beaufortais, nous découvrirons les liens qui pouvaient exister entre les nombreux descendants de Guillaume Roger, 1er comte de Beaufort
Ce sera l'occasion d'évoquer quelques traits d'histoire de France ou d'Anjou.

Pour tout savoir

La coiffe des Beaufortaises

Les coiffes en dentelles ont été portées, à peine une centaine d'années.
Les femmes du peuple avaient depuis longtemps un simple bonnet de toile pour se protéger les cheveux.
Vers 1840, elles ont commencé à couvrir le bonnet d'une dentelle, les jours de sortie.
La coiffe beaufortaise est à bonnet rond. Elle est maintenue derrière la nuque par un noeud de satin brodé. Les broderies représentent des motifs naturels variés: fruits, fleurs, oiseaux ...
L'entretien de ces coiffes, délicat, est l'affaire de la repasseuse lingère.

Renseignements aimablement fournis par le musée des coiffes des Ponts-de-Cé.

L'Authion aménagé

A l’aube de la Révolution, la forêt de Beaufort a disparu.
Aucun des projets présentés, pour le dessèchement des marais du val d’Authion, n’a eu de suite. Les habitants se sont opposés à toutes les tentatives de suppression du statut des « communaux », dont ils  jouissent depuis plusieurs siècles.

Les XIXe et XXe siècles sont néanmoins riches d'évènements sur l'Authion, qui redevient vite un enjeu d'aménagement agricole dans la vallée.
Ceci est la suite de l'histoire racontée dans la fiche :
Saint-Pierre-du-Lac et le val d'Authion.

Pour tout savoir

Sur les façades des maisons

Dans notre région, les fenêtres sont traditionnement plus hautes que larges. Les volets pleins, en bois, sont ainsi de faible largeur. Le menuisier n'y plaçait pas d'écharpe diagonale disgracieuse,les barres horizontales assurant le rôle de clé, par une disposition particulière. Regardez bien.
La barre a une hauteur variable. Engagée ,à force, dans l'épaisseur des planches verticales, elle joue le rôle de clavette, bloquant l'ensemble.
Aujourd'hui, en construction industrialisée, cette barre est souvent remplacée par une tige filetée.
Lancelot du lac

Saint-Pierre-du-lac et le Val d'Authion

Quand le val d’Authion et le val de Loire se confondaient, un village est né sur les premières hauteurs, au passage de la voie romaine qui reliait Juliomago à Casaroduno.
Ce village nous est resté sous le nom de Saint-Pierre-du-lac.
Un peu à l'arrière, une butte étroite fortifiée dominait toute la vallée.
 Peu à peu, des habitants se sont regroupés à l'abri du "beau-fort", délaissant le vieux hameau du bord du lac.
C'est ainsi que Beaufort est né et à prospéré, appuyé sur la riche vallée de l'Authion, isolée de la Loire après la construction d'une grande levée par les comtes d'Anjou.

Pour tout savoir

Dans notre jardin

Il y a quelques milliers d'années, les hommes fabriquaient leurs outils avec les roches qu'ils avaient sous les pieds.
Ils ont laissé sur le sol une grande quantité de haches en grès ou silex.
Il n'est pas rare d'en découvrir en creusant le sol pour une tranchée ou une fosse. Les deux exemplaires, ci-contre, ont été découverts ainsi. Ces outils sont taillés ou polis.
Il est beaucoup plus rare de retrouver le manche ou la gaine en bois de cerf.

Place Jeanne de Laval : centre d'animation


Agora ou forum, la place Jeanne de Laval est, historiquement, le cœur de la vie sociale de Beaufort. C’était la place du marché, entre l’église ou le temple et le palais de justice royale.
Bordée de commerces et de  cafés, les habitants y traitent de leurs affaires. Dans les grandes occasions, ils y font la fête.
Tour à tour, place royale des halles , place du marché , place d’armes, place de la colonne, place Jeanne de Laval, elle est pour beaucoup, tout simplement, « la » place.

Pour tout savoir

Dans nos greniers

Une vieille malle, dans un grenier de ferme peut réserver des surprises. Un almanach journalier du palais de 1742, un peu abimé, y a été découvert, au milieu des journaux du dimanche et des musées des familles.
Distribués par quelque colporteur, les almanachs entraient dans les foyers campagnards, pour instruire et divertir.
A côté des contes à rire, il y a un exposé très sérieux sur le programme des séances des tribunaux et juridictions de la Ville de Paris, au temps de Louis XV. A lire.

Une page de l'almanach journalier du palais

Rue du mail : découverte de Claude Chauvière

Claude Chauvière est romancière, au début du siècle dernier.
En 1928, " L'ai-je aimé ? " est désigné comme un des meilleurs romans féminins.
Elle fut la secrétaire de Colette.
Accueillie dans une maison de la rue du mail, à Beaufort, elle évoque quelques souvenirs de l’Anjou, son pays de prédilection.
Marc Leclerc, André Bruel et Henry Coutant furent ses amis.
Décédée en 1939, en Provence, elle est inhumée à Beaufort, conformément à son vœu.
 

Pour tout savoir

Des oiseaux : hibou moyen-duc

Entre La Fourcelle et Monquartier, des chemins d’exploitations bordent des zones marécageuses traversées par le canal d’Harcourt. Les haies bocagères y ont été maintenues. C’est une chance pour les oiseaux et petits animaux. Regardez bien. Vous croiserez peut-être un hibou moyen-duc (asio otus) ; voir ci-contre >  Attention, il est camouflé par mimétisme, dans un arbre. Il vous regarde. Ne bougez plus et contemplez.
Le sentier à suivre est téléchargeable sur le site de l’office de tourisme du Saumurois (fiche n° 7).

Photo du hibou moyen-duc
Photo due à Jeanne Laurent


Les Lavoirs communaux

C'est à partir de 1834 que la municipalité se préoccupe de l'aménagement d'un lavoir en bordure du Couasnon. On aménage d'abord une double aire pavée, entre les deux ponts du moulin.
Un lavoir abrité est mis en service, plus en aval, en 1872. C'est le jeune architecte Auguste Beignet qui a réalisé le projet. On lui confiera, ensuite, l'agrandissement du collège et de l'église Notre-Dame. Le lavoir sera démoli vers 1970, au moment de l'aménagement hydraulique du Couasnon.

Pour tout savoir

Des mots : le temps, jadis

Avant la météo télévisée, les anciens prenaient l'temps au poste ( la TSF ).
Mais aussi ils regardaient le soleil couchant, la brume matinale, la forme des nuages et l’aspect de la lune. Pour le plus long terme, ils consultaient les prévisions de l'almanach des Postes. Ils se transmettaient tous les dictons.
Sur la cheminée trônait le vieux baromètre anéroïde >
La pluie attendue ou redoutée prenait plusieurs formes et, dans le val d'Authion, provoquait des commentaires colorés. 

L'temps s'enbarnaudit, on va avoir eun’arnâpée.
V'là eun’nuée qu'arrive, on va s'prendre eun’ousée.
Ça bérouasse déjà, c'est la piée pour la journée.

Photo du baromètre anéroïde

Le logis Crouin, rue Bourguillaume

En 1984, rue Bourguillaume, un vieux logis, sans doute le plus ancien de Beaufort a été démoli, pour faire place à un parking.
Il avait été au XVIe siècle, la propriété d'une famille de juristes, les Crouin ou Crouyn.
Le 4 avril 1874, le chanoine Le Boucher, curé de Beaufort, y installe la société de Notre-Dame de Beaufort.
Un cercle de loisirs s’y maintiendra pendant plus d’un siècle.



Pour tout savoir

Des fleurs :  orchidées                      Avec la collaboration de Loïc Schio

Les orchidées sont aussi le long des chemins.
On peut voir des :
- Orchis bouffon  (Orchis morio) ; voir ci-contre >
- Orchis bouc  (Himantoglussum hicinium) ;
- Epipactis à larges feuilles  (Epipactis helleborine) ;

du coté du Gué d'Anjan et ailleurs.
Chaque espèce a sa période de floraison. Regardons.
Photo de l'orchis bouffon

Un grand-moulin sur le Couasnon

Le grand-moulin construit sur un bras du Couasnon, aux abords de la ville, est connu pour avoir vu naître, en 1590, Jean Tarin. Celui-ci deviendra lecteur du roi Louis XIII et recteur de l'université de Paris.
De la fin de la Révolution jusqu'en 1926, le fonctionnement fut assuré par les membres d'une famille de meunier, les Raimbault. Les bâtiments remaniés depuis et consacrés à des activités diverses ne montrent plus aucun signe du passé de meunerie.

Pour tout savoir

     Mise à jour le : 24 mars 2014                             Jean-Marie Schio