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Sommaire

Les lavoirs communaux

 Plan de situation: H7

 

 

Le premier lavoir

L'aménagement près du moulin

Le nouveau lavoir de Montbaume

Hippocrate nous a appris

Le fonctionnement du lavoir

Les problèmes

Les autres lavoirs publics

Les dernières années à Montbaume



Notes et références

Signature




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Les débuts du lavoir






















Image 1
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Le besoin d'un abri pour les laveuses
























Le gouvernement incite aux équipements


























Image 2
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Le nouveau lavoir va être construit





























Les débuts de l'hygiène publique


































Image 3
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L'entretien du lavoir par un fermier

































Le ruisseau de la Chalanderie détourné











































Image 4
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La fin du lavoir de Montbaume










LE PREMIER LAVOIR


De tous temps, les populations se sont sédentarisées  plutôt  auprès des sources, ruisseaux et rivières. Elles disposaient ainsi, économiquement, suivant les cas, d'une source d’énergie, d’un moyen de transport et des quantités d'eau nécessaire à la vie domestique.

Beaufort, qui se développe d’abord en s’appuyant sur une motte fortifiée, est peu à peu délaissé par la Loire, mais reste entouré de marais.
Un canal est creusé, probablement à l'aube du deuxième millénaire , pour détourner vers Beaufort, une bonne partie des eaux du Couasnon qui coule à moins d’une demi-lieue au nord. Ce deuxième bras du Couasnon rejoint ensuite l’Authion un peu en amont du débouché initial, offrant ainsi un exutoire aux marais d’alentours.

Ainsi, un moulin a pu s’installer aux abords de la ville (voir Grand-moulin). A côté, on prendra l’habitude d’y abreuver les animaux, en particulier ceux de la ferme voisine essentiellement consacrée à l’élevage.
Là aussi, les laveuses (1) viendront effectuer leurs lessives saisonnières.   
L’emplacement est, sans doute sommairement aménagé pour accéder à l’eau et étendre le linge.

Son utilisation est attestée, pour la première fois, en 1825. Cette année là, un projet de  promenade en bordure du ruisseau aux abords du nouveau pont (2) est présenté au conseil. Celui-ci rejette le projet du fait qu’il n’y a déjà pas assez de place au lavoir, pour sécher le linge, des deux côtés du Couasnon.

La pression des habitants pour obtenir des aménagements plus confortables n’est peut-être pas significative.

Le Couasnon touche l’agglomération par un faux-bourg qui s’étire le long de la route d’Angers. Le centre ville est loin. Toutefois l’hôpital et l’ hospice sont à portée de brouette.

Par ailleurs, les besoins domestiques en eau sont couverts par des puits particuliers nombreux, creusés à faible profondeur, dans les alluvions du val d’Authion.

Il faut donc attendre 1834 pour voir le premier projet d'aménagement.

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L'AMENAGEMENT PRES DU MOULIN

Cette année là, la commune décide d’aménager le lavoir existant, probablement avec le souci principal de faciliter l’accès à l’eau et protéger sa qualité. Elle confie à Joseph Richou (3), architecte-expert de la Ville, le soin d'établir un projet pour le pavage des rives du Couasnon, entre les deux ponts– image 1 -.

Le projet est remis le 5 octobre, il porte sur les deux rives du ruisseau et prévoit un gradin au bord de l'eau. Pour protéger la qualité des eaux du lavoir, un mur séparera celui-ci du petit ruisseau de la Chalanderie qui vient se jeter dans le ruisseau, tout juste en aval.

L’ abreuvoir pour les animaux est réservé en amont du nouveau pont, suivant un principe largement respecté : d’amont en aval se placent: le puisage (éventuel) ; l’abreuvoir aux animaux et le lavoir.

Les travaux sont probablement exécuté, à la suite. Il ne paraît pas nécessaire de décrire ici, ce qu’était le travail des laveuses, les outils et matériels utilisés. Nous renvoyons, pour cela à un ouvrage très complet de Bernard Augereau, ancien instituteur à Beaufort [AUG].

Un mot toutefois de l’outil de base qu’est la boite à laver , nécessaire quand il n’existe aucun aménagement sur la rive du ruisseau. Cette boite, que la laveuse apporte avec elle au ruisseau, ne sert pas à laver mais à s’agenouiller avec un peu de confort. La boite est garnie de paille ou mieux, de coussins.

Très tôt, apparaît la nécessité d’effectuer des travaux de perfectionnement des lavoir et abreuvoir, en détournant, encore plus en aval, le ruisseau de la Chalanderie qui n’apporte que des eaux infectes provenant des douves et des marais qui sont au nord de la ville. Cette réalisation reste à l’état de projet.

Le nouveau lavoir ne semble pas répondre totalement aux besoins puisque, le 30 mai 1840, le conseil municipal considère qu’il n’existe point à Beaufort de lavoir public .

Il est avancé que la population de la ville est assez importante pour que l’on doive s’occuper de préparer un lieu ou les lessives des particuliers puissent se laver commodément. Le conseil estime qu’il y a urgence de faire construire un lavoir public et invite le maire à faire les études, plans et devis nécessaires à l’exécution du projet.

L’affaire traîne et le 22 septembre 1848, un membre fait observer qu’il serait utile d’établir sur le bord du ruisseau, au moulin, une construction quelconque pour servir de refuge aux lavandières qui, en l’absence de tout moyen d’abri, se trouvent exposées aux injures du temps(4) et avoir ainsi leur santé compromise.

L’année suivante, le conseil confirme la demande et invite le maire à s’occuper de cette construction.

Finalement, le 7 septembre 1849, le projet présenté par M Métivier, entrepreneur, pour la construction d'un petit bâtiment, pour servir d’abri, est accepté. Le prix est de 1060,05 fr.
 
Il faudra, l'année suivante, décider de la pose des croisées vitrées, du pavage de l’appartement et d'un plancher en terrasse.


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LE NOUVEAU LAVOIR DE MONTBAUME


De toute évidence, l'aménagement réalisé n'est pas à l'échelle des ambitions de la commune de cette époque. De plus, la municipalité doit défendre un contentieux qui l'oppose au propriétaire du moulin. Celui-ci a revendiqué la propriété du terrain sur lequel on a aménagé l'abreuvoir et peut-être même, celui du lavoir.

Le gouvernement s’intéresse particulièrement aux questions de salubrité et une loi du 13 avril traite, pour la première fois de l’insalubrité des habitations particulières. La même année, Napoléon III fait voter un crédit pour inciter les communes à réaliser des lavoirs publics et des bains. Cela relance peut-être le débat pour un vrai lavoir communal à Beaufort. Pas si sûr.

La municipalité attendra encore quatorze années pour engager un projet d'envergure en matière d’équipements collectifs sanitaires. Elle décide la construction d'un lavoir et d'un abattoir.

Une commission est nommée pour choisir les lieux les plus convenables. Le 14 mai 1866, le conseil adoptera le projet d'établir ces constructions sur les terrains de la ferme de Montbaume (5). La ferme appartient aux hospices. On réalisera, en même temps, un pont sur le Couasnon, pour désenclaver l'ensemble.

Ces terrains ont déjà, par le passé, fait l’objet de l’attention de la commune. C’est là qu’en 1780, il a été envisagé de transférer le cimetière, hors de l’enceinte de la ville, pour donner suite à un édit de Louis XVI du 10 mars 1776 [DEN].

Les discussions, fort longues, furent  interrompues par les événements du royaume et le cimetière fut finalement transféré, sur le coteau des Seillandières et inauguré en 1834.

Pour revenir en 1866, au projet de lavoir, les architectes Bibard, Beignet et Roques (6), nés à Beaufort sont invités à présenter concurremment des plans et des devis pour l’ensemble des travaux du lavoir, de l’abattoir et du pont.

C’est le projet dressé  par Auguste Beignet qui sera retenu. C’est d’ailleurs, la seule offre remise.  L'estimation du  coût est de 39391,89 fr pour le lavoir, 44034,81 fr pour l’abattoir et 12000 fr pour le pont.

Le projet du lavoir comprend principalement :
- la grande halle constituée de quinze travées, comportant chacune, trois emplacements ; le tablier comporte cinq degrés pour permettre le travail, près du courant, quelque soit  le niveau du ruisseau; chaque degré à  un mètre de profondeur et 0,25 m de haut, adapté au travail debout; il y a un accès pour les brouettes de chaque côté de la halle;
- à l’arrière, une cabine qui permet de déposer le linge pour la nuit; elle est équipée d'une cheminée commune pour chauffer les repas, cuire les aliments et sécher les vêtements mouillés ;
- un auvent qui protège l’entrée de la cabine ;
- des séchoirs aménagés à l'air libre ; ils sont accessibles par les charrettes.

La construction du bâtiment du lavoir est de même type que celle des installations de l’abattoir. Elle s’accorde avec les constructions utilitaires de cette moitié de siècle. Les murs sont en pierres calcaires appareillées, avec joints très marqués. Les  charpentes restent en bois et la couverture en ardoises. Les poteaux d’appui de la charpente, coté ruisseau, sont métalliques. Comme ils sont fondés dans le lit majeur du ruisseau, le métal est plus adapté que le bois aux variations de niveau d’eau. On conserve ainsi une architecture légère en façade - Image 2 -.

Le conseil accepte le projet et autorise le maire à acquérir les terrains nécessaires. Une enquête publique suit.

Le 29 mai 1867, le conseil examine les remarques formulées et, en ce qui concerne le lavoir, précise qu’il y a urgence d’amener la cessation de l’état pénible dans lequel sont placées les pauvres buandières exposées, en toutes saisons, à l’intempérie du ciel et les pieds continuellement dans l’eau.

L’année suivante, les travaux seront adjugés à Mathurin Pélissard. Ils se dérouleront normalement avec toutefois quelques problèmes de règlement de travaux imprévus.

La municipalité veut marquer cet évènement. Elle organise une grande fête , le 31 décembre 1871, pour l'inauguration de l'éclairage au gaz, la prise de possession du collège, du pont, du lavoir et de l'abattoir.On célèbre, en même temps, le quatrième anniversaire séculaire de la donation faite par Jeanne de Laval aux habitants de la vallée.

Les travaux sont complétés en 1872 et 1873, par l’établissement d’une passerelle, avec barrière, en amont du lavoir et de deux barrages mobiles.
En même temps, un mur de soutènement est établi le long du chemin de la tannerie, sur la rive droite du Couasnon, en amont du lavoir.
- image 3 -

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HIPPOCRATE NOUS A APPRIS

Hippocrate (460-377 av. JC), bien connu pour son serment, a écrit un traité des « Eaux, des Airs et des Lieux » où il étudie les maladies consécutives aux effets extérieurs et les divise en maladies épidémiques ou endémiques.
Les Grecs puis les Egyptiens et les Romains, grands consommateurs d’eau, ont développé des techniques venues du Moyen Orient, pour acheminer le précieux liquide, mais aussi pour le rejeter et le décanter. Ces civilisations naissantes vont s’ingénier à trouver des solutions pour mettre en place une certaine « hygiène publique » [PAQ].
En France, il ne se passe pas grand chose, sur ce plan, jusqu’au début du XIXème siècle. Malgré une multitude d’ordonnances, la population reste indisciplinée, imprévoyante et irresponsable.
On prend conscience que les catastrophes épidémiques (choléra, variole, typhoïde, … ) ne sont ni fatales, ni punitions divines. La salubrité n’est pas qu’une question de vues désagréables et d’odeurs incommodantes. Il convient de développer l'hygiène.
En particulier, il faut laver son corps et ses vêtements qui véhiculent des germes malsains. En même temps, il faut veiller à la pureté de l'eau et maintenir la propreté des points de puisage.
Un Conseil supérieur d’hygiène publique de France est créé par ordonnance du 7 août 1822. Celui-ci est chargé, entre autres, d’analyser de manière prospective les divers problèmes de santé liés aux modes de vie et à l’environnement de l’homme.
Les conseils d’hygiène des départements, des arrondissements, voire des cantons, voient le jour, en province, à partir de 1848. Les membres sont choisis parmi les hommes dont les occupations habituelles leur permettent de traiter des questions d’hygiène et de salubrité.
Parallèlement, l’enseignement des notions d’hygiène domestique, dans les écoles primaires, débute, dans le principe, en 1882, avec les lois Jules Ferry.


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LE FONCTIONNEMENT DU LAVOIR

L'ancien lavoir n'a plus d'utilité et, le 11 novembre 1871, le conseil a affermé à la femme Pézières, la maison qui servait de chauffoir aux buandières. Cette maisonnette sera abattue l’année suivante, car non utilisée.

Le 17 janvier 1872, le conseil adopte un règlement pour le lavoir. Les dispositions principales en sont les suivantes :
- art 1- le lavoir est ouvert tous les jours de l'année;
- art 2- les places sont attribuées aux lavandières d'après l'ordre de leur arrivée; le rang d'arrivée sera lui-même déterminé par des jetons numérotés;
- art 3- les lavandières des hospices devront toujours se placer dans la partie la plus voisine du pont du petit moulin; il en sera de même des lavandières particulières ayant à laver le linge de personnes atteintes de maladies contagieuses ou épidémiques, telles que dysentrie, choléra ou toutes affections que l'administration se réserve de déterminer;
- art 4- chaque lavandière, moyennant la taxe préalablement payée de 10 centimes, a droit à une selle, à un banc pour déposer le linge et à une place d'une longueur déterminée au séchoir qui sera toujours muni d'une suffisante quantité de piquets à étendre le linge …

 La ville ne gèrera pas directement le lavoir. Elle le confiera à un fermier (7). En 1886, on sait que cette gestion a été attribuée au sieur Pierre Monprofit, concierge de l'abattoir depuis 1871, et à son épouse Louise Loiseau, demeurant à Beaufort-en-vallée, moyennant le prix de ferme de cent un francs.

En 1871, Pierre Monprofit avait été recruté après un examen comportant une épreuve de calcul. Pour être concierge, il convenait  de savoir compter.

Le cahier des charges d’affermage impose au fermier de nettoyer le lavoir et manœuvrer les vannes, autant que de besoin ; curer le ruisseau à partir du début du lavoir et jusqu’à six mètres, au-dessous ; enlever la vase ou le sable qui proviendra du curage ; fournir les selles et strapontins nécessaires aux laveuses, ainsi qu’une quantité convenable de piquets suffisamment solides, pour étendre et soutenir le linge.

Le prix de 101 fr, pour le fermage, fait réfléchir à la fréquentation du lavoir. Il conviendrait d’en savoir plus. Pour cela, il faudrait retrouver des livres de comptes.

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LES PROBLEMES


L’implantation des activités en bordure du Couasnon, depuis le grand moulin jusqu’à l’abattoir va créer quelques difficultés à la commune.

Il y a d’abord une réclamation du tanneur, dont l’installation juste en aval du vieux pont est devenue indésirable. Celui-ci sollicite immédiatement l’autorisation d’utiliser une partie du lavoir pour continuer son industrie. Le conseil souhaite réfléchir et ajourne sa décision, sine die. On ne sait pas ce qu’il est advenu du tanneur.

Un peu en amont de cette installation, il y a toujours le débouché du ruisseau de la Chalanderie, exutoire de la douve, et ainsi, de quelques routoirs (8).

A la fin de 1875, la municipalité décide de construire rapidement un canal de dérivation de ce ruisseau, en le faisant passer à travers le séchoir du lavoir.Il y a toutefois débat sur le tracé qui fait l’objet de plusieurs propositions successives.

Ce n’est qu’en juillet 1894 que le conseil arrête sa décision. On construira un aqueduc de 268 mètres de long, allant déboucher en aval du nouveau pont de l’abattoir.

Suivant les plans et devis estimatifs dressés par M. Fronteau, l’aqueduc aura une largeur de 0,90 mètres et une hauteur sous clé de voûte de 1,25 mètres.

La construction est lancée, attendu que les eaux de la douve se déversant actuellement au dessus du vieux pont du grand moulin, se mêlent à celles du lavoir et deviennent pendant une grande partie de l’année un véritable foyer pestilentiel .

Les travaux sont exécutés par Jean Guihot de Saint-Nazaire, pour le prix de départ de 9500 fr.

Quelques années plus tard, c’est l’installation d’un atelier public de distillation qui donne des soucis. En 1920, les laveuses se plaignent de voir les bouilleurs d’eau de vie (9) occuper et encombrer la chambre du lavoir communal. Le conseil est amené à fixer des règles précises d’utilisation des installations. Il impose au distillateur de rejeter les eaux à l’aval du lavoir.

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LES AUTRES LAVOIRS PUBLICS


La commune a aussi pensé aux laveuses des villages. En juin 1891, elle adopte le principe d’établir des lavoirs publics à la Fourcelle, à Basse-terre, à l’Izenelle et, autres lieux éventuels.

Le premier construit est, semble-t-il, celui de la Fourcelle. Il est établi sur le ruisseau de la Curée, près d’un pont en pierre, sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui par le Vieux-Vivy conduisait à Tours. En 1894, il est procédé à l’agrandissement de ce lavoir. Pont et lavoir ont été démolis depuis.

Les lavoirs de Saint-Pierre (du lac) et de la Pelouse (près du Gué d’Anjan) sont construits, en 1894, sur le bras du Couasnon de Beaufort, chacun d’eux, à côté d’un pont de bois établi sur un chemin d’exploitation.

Le premier et son pont de bois ne survivront pas aux travaux de remembrement de 1978. Le second est toujours en place, quoique en ruine. Les randonneurs peuvent le découvrir - image 4 - sous les lierres, pour cela, prendre le dernier chemin à gauche, sur la route de l’Izenelle.

En 1907, le conseil décide de construire un nouveau lavoir public, chemin des Gués, sur le ruisseau du Gord. Ce lavoir existe  encore aujourd’hui. Il est même dans un état de conservation assez satisfaisant, grâce au propriétaire du pré qui lui donne accès et, à la commune, qui semble-t-il a aidé à la restauration. On peut le voir en prenant la direction de la Hamelle, à partir du hameau de Bousseline.

Tous ces lavoirs de campagne ont probablement été construits sur le même type, avec des murs en maçonnerie, une toiture ardoises et un plancher flottant s’appuyant sur des gradins pavés.


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LES DERNIERES ANNEES A MONTBAUME


En 1926, il s'avère que le lavoir a besoin de travaux de remise en état.
Signe de l’importance prise par l’atelier de distillation, les dépenses sont partagées, par moitié, entre la commune et cet atelier.

Il ne semble pas que le lavoir ait été beaucoup utilisé, par les laveuses, après cette date. Valentine M. aurait été la dernière à l’utiliser , dans les années 1930.

Par contre, l’atelier de distillation perdurera. Vingt ans plus tard, l'odeur du marc est encore prégnante, quand on emprunte la rue de la Tannerie.
Derrière le lavoir, sur les terrains disponibles, la commune avait créé quelques installations sportives, dont un stand de tir, dès 1892. Celui-ci sera abandonné en 1906.

En 1955, le conseil décide de faire établir des plans définitifs, à cet endroit, pour un terrain multi-sports, avec bassin de natation. La commune commence, cette même année, la construction d’un réseau d’adduction d’eau potable.

Changement de programme en 1958, suite à une demande d’implantation pour une usine.

Les projets se succèdent et finalement, la commune décide, le 20 décembre 1962, de vendre 2 ha 86a 79 ca du terrain de Montbaume, à la Société coopérative agricole des champignonnistes du Saumurois, pour y construire une conserverie qui sera achevée en 1963.

Vers 1970, le lavoir abandonné, bousculé d’un côté par la conserverie qui s’étend et, de l’autre côté, par le Couasnon dont on améliore l’hydraulique, est rasé.

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Notes

(1) On dit aussi lavandière .
(2) Pont construit en 1822, sur la route départementale n° 4.
(3) Il entamera quelques années plus tard les études foncières pour la construction des nouvelles halles.
(4) On notera cette jolie formule que l'on utilise aujourd'hui, avec un autre sens.
(5) C’est étymologiquement  « la colline de la grotte ». 
(6) Auguste Bibard est architecte de la Ville. Il réalise, cette même année, le manoir de la Grifferaie, à Echemiré. il vient de construire la mairie de Gée. Il est un des créateurs du jardin du Mail, à Angers;
     Auguste Beignet termine ses études aux Beaux-Arts; il réalisera, un peu plus tard, l'agrandissement du collège et de l'église Notre-Dame, à Beaufort;
    Charles Roques interviendra sur la façade du Château de la Chesnaie, à Nueil-sur-Layon.
(7) Il semble que l’ancien lavoir était également affermé.
(8)  Les routoirs ou rouissoirs, encore nombreux à Beaufort à cette époque, servent à  macérer le chanvre, dans le lit d’un ruisseau ou un simple trou d’eau, pour séparer l’écorce de la tige filamenteuse.
(9) Chaque exploitant déclaré avait  le droit de distiller, en exonération d'impôt, pour son propre compte 1000° d'alcool pur, soit 20 litres à 50°. Ce privilège, dit "du bouilleur de crû", était héréditaire. Il a été supprimé à dater du 31 août 1960, sauf pour ceux qui le détenaient alors, avec la possibilité de le transmettre à leur conjoint.


Références

Bibliographie

[PAQ] – Paquier, Maurice, Histoire illustrée de 5000 Ans d’hygiène publique, Editions  Johanet, 2000.
[AUG] – Augereau , Bernard, Les dits du linge, Editions Cheminements, 2002.
[DEN] – Denais, Joseph, Monographie de Notre-Dame de Beaufort-en-vallée, Angers, Lachèse, Belleuvre et             Dolbeau, 1874.

Sites Internet


Les laveuses   Un article de Jacques Lamontellerie,  sur le site de Jacky Combas.
La transformation du chanvre
, extrait du site Bienvenue en Sarthe.

Entretiens
 
Cette fiche a été élaborée suite à des entretiens personnels, notamment avec :Josette Guichard, Alain Pasquier et Louis Servin.                    

Il convient de les en remercier.
 

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Date de mise à jour: 18 octobre 2008                       Jean-Marie Schio