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Les
débuts du lavoir
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Le
besoin d'un abri pour les laveuses
Le gouvernement incite aux équipements

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Le
nouveau lavoir va être construit
Les débuts de
l'hygiène publique

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L'entretien du lavoir
par un fermier
Le ruisseau de la
Chalanderie détourné

Image 4
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La fin du lavoir de
Montbaume
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LE PREMIER LAVOIR
De tous temps, les populations
se sont
sédentarisées
plutôt auprès des
sources, ruisseaux et rivières. Elles disposaient ainsi,
économiquement, suivant les cas, d'une source
d’énergie, d’un moyen de transport et
des
quantités d'eau nécessaire à la vie
domestique.
Beaufort, qui se développe d’abord en
s’appuyant sur
une motte fortifiée, est peu à peu
délaissé
par la Loire, mais reste entouré de marais.
Un canal est creusé, probablement à l'aube du
deuxième millénaire , pour
détourner vers Beaufort, une bonne partie des eaux du
Couasnon
qui coule à moins d’une demi-lieue au nord. Ce
deuxième bras du Couasnon rejoint ensuite
l’Authion un peu
en amont du débouché initial, offrant ainsi un
exutoire
aux marais d’alentours.
Ainsi, un moulin a pu s’installer aux abords de la ville
(voir Grand-moulin).
A côté, on prendra l’habitude
d’y abreuver les animaux, en particulier ceux de la ferme
voisine
essentiellement consacrée à
l’élevage.
Là aussi, les laveuses (1) viendront effectuer leurs
lessives saisonnières.
L’emplacement est, sans doute sommairement
aménagé
pour accéder à l’eau et
étendre le linge.
Son utilisation est attestée, pour la première
fois, en
1825. Cette année là, un projet de
promenade en
bordure du ruisseau aux abords du nouveau pont (2)
est
présenté au conseil. Celui-ci rejette le projet
du fait
qu’il n’y a déjà pas assez de
place au
lavoir, pour sécher le linge, des deux
côtés du
Couasnon.
La pression des habitants pour obtenir des aménagements plus
confortables n’est peut-être pas significative.
Le Couasnon touche l’agglomération par un
faux-bourg qui
s’étire le long de la route d’Angers. Le
centre
ville est loin. Toutefois l’hôpital et l’
hospice
sont à portée de brouette.
Par ailleurs, les besoins domestiques en eau sont couverts par des
puits particuliers nombreux, creusés à faible
profondeur,
dans les alluvions du val d’Authion.
Il faut donc attendre 1834 pour voir le premier projet
d'aménagement.
L'AMENAGEMENT
PRES DU MOULIN
Cette
année là, la commune décide
d’aménager le lavoir
existant, probablement avec le souci principal de faciliter
l’accès à l’eau et
protéger sa qualité. Elle confie à
Joseph Richou (3), architecte-expert de la
Ville, le soin d'établir un projet pour le pavage des rives
du Couasnon, entre
les deux ponts– image 1
-.
Le
projet est remis le 5 octobre, il porte sur les deux
rives du ruisseau et prévoit un gradin au bord de l'eau.
Pour protéger la
qualité des eaux du lavoir, un mur séparera
celui-ci du petit ruisseau de la
Chalanderie qui vient se jeter dans le ruisseau, tout juste en aval.
L’ abreuvoir pour les animaux est
réservé en amont du
nouveau pont, suivant un principe largement
respecté : d’amont en aval se
placent: le puisage (éventuel) ;
l’abreuvoir aux animaux et le lavoir.
Les
travaux sont
probablement exécuté, à la suite. Il
ne
paraît pas nécessaire de décrire ici,
ce
qu’était le travail des
laveuses, les outils et matériels utilisés. Nous
renvoyons, pour cela à un
ouvrage très complet de Bernard Augereau, ancien instituteur
à Beaufort [AUG].
Un mot toutefois de l’outil de base qu’est la boite
à laver , nécessaire
quand il n’existe aucun aménagement sur la rive du
ruisseau. Cette boite, que
la laveuse apporte avec elle au ruisseau, ne sert pas à
laver mais à
s’agenouiller avec un peu de confort. La boite est garnie de
paille ou mieux,
de coussins.
Très
tôt, apparaît la nécessité
d’effectuer des travaux de
perfectionnement des lavoir et abreuvoir, en détournant,
encore plus en aval,
le ruisseau de la Chalanderie qui n’apporte que des
eaux infectes provenant
des douves et des marais qui sont au nord de la ville. Cette
réalisation
reste à l’état de projet.
Le
nouveau lavoir ne semble pas répondre totalement aux
besoins puisque, le 30 mai 1840, le conseil municipal
considère qu’il n’existe
point à Beaufort de lavoir public .
Il
est avancé que la population de la ville est assez
importante pour que l’on doive s’occuper de
préparer un lieu ou les lessives
des particuliers puissent se laver commodément. Le
conseil estime qu’il y a
urgence de faire construire un lavoir public et invite le maire
à faire les
études, plans et devis nécessaires à
l’exécution du projet.
L’affaire
traîne et le 22 septembre 1848, un membre fait
observer qu’il serait utile
d’établir sur le bord du ruisseau, au moulin,
une construction quelconque pour servir de refuge aux
lavandières qui, en
l’absence de tout moyen d’abri, se trouvent
exposées aux injures du temps(4) et
avoir ainsi leur santé compromise.
L’année
suivante, le conseil confirme la demande et invite
le maire à s’occuper de cette construction.
Finalement, le 7 septembre
1849, le projet présenté par M
Métivier,
entrepreneur, pour la construction d'un petit bâtiment, pour
servir d’abri, est
accepté. Le prix est de 1060,05 fr.
Il faudra, l'année suivante, décider de la pose
des croisées vitrées, du pavage
de l’appartement et d'un plancher en terrasse.
LE
NOUVEAU LAVOIR DE MONTBAUME
De toute évidence, l'aménagement
réalisé
n'est pas à l'échelle des ambitions de la commune
de
cette époque. De plus, la municipalité doit
défendre un contentieux qui l'oppose au
propriétaire du
moulin. Celui-ci a revendiqué la
propriété du
terrain sur lequel on a aménagé l'abreuvoir et
peut-être même, celui du lavoir.
Le gouvernement s’intéresse
particulièrement aux
questions de salubrité et une loi du 13 avril traite, pour
la
première fois de l’insalubrité des
habitations
particulières. La même année,
Napoléon III
fait voter un crédit pour inciter les communes à
réaliser des lavoirs publics et des bains. Cela relance
peut-être le débat pour un vrai lavoir communal
à
Beaufort. Pas si sûr.
La municipalité attendra encore quatorze années
pour
engager un projet d'envergure en matière
d’équipements collectifs sanitaires. Elle
décide la
construction d'un lavoir et d'un abattoir.
Une commission est nommée pour choisir les lieux les plus
convenables. Le 14 mai 1866, le conseil adoptera le projet
d'établir ces constructions sur les terrains de la ferme de
Montbaume (5).
La ferme appartient aux hospices. On réalisera,
en même temps, un pont sur le Couasnon, pour
désenclaver
l'ensemble.
Ces terrains ont déjà, par le passé,
fait
l’objet de l’attention de la commune.
C’est là
qu’en 1780, il a été
envisagé de
transférer le cimetière, hors de
l’enceinte de la
ville, pour donner suite à un édit de Louis XVI
du 10
mars 1776 [DEN].
Les discussions, fort longues, furent interrompues par les
événements du royaume et le cimetière
fut
finalement transféré, sur le coteau des
Seillandières et inauguré en 1834.
Pour revenir en 1866, au projet de lavoir, les architectes Bibard,
Beignet et Roques (6), nés à
Beaufort sont invités
à présenter concurremment des plans et des devis
pour
l’ensemble des travaux du lavoir, de l’abattoir et
du pont.
C’est le projet dressé par Auguste
Beignet qui sera
retenu. C’est d’ailleurs, la seule offre
remise.
L'estimation du coût est de 39391,89 fr pour le
lavoir,
44034,81 fr pour l’abattoir et 12000 fr pour le pont.
Le projet du lavoir comprend principalement :
- la grande halle constituée de quinze travées,
comportant chacune, trois emplacements ; le tablier comporte cinq
degrés pour permettre le travail, près du
courant,
quelque soit le niveau du ruisseau; chaque degré
à un mètre de profondeur et 0,25 m de
haut,
adapté au travail debout; il y a un accès pour
les
brouettes de chaque côté de la halle;
- à l’arrière, une cabine qui permet de
déposer le linge pour la nuit; elle est
équipée
d'une cheminée commune pour chauffer les repas, cuire les
aliments et sécher les vêtements
mouillés ;
- un auvent qui protège l’entrée de la
cabine ;
- des séchoirs aménagés à
l'air libre ; ils sont accessibles par les charrettes.
La construction du bâtiment du lavoir est de même
type que
celle des installations de l’abattoir. Elle
s’accorde avec
les constructions utilitaires de cette moitié de
siècle.
Les murs sont en pierres calcaires appareillées, avec joints
très marqués. Les charpentes restent en
bois et la
couverture en ardoises. Les poteaux d’appui de la charpente,
coté ruisseau, sont métalliques. Comme ils sont
fondés dans le lit majeur du ruisseau, le métal
est plus
adapté que le bois aux variations de niveau d’eau.
On
conserve ainsi une architecture légère en
façade - Image 2
-.
Le conseil accepte le projet et autorise le maire à
acquérir les terrains nécessaires. Une
enquête
publique suit.
Le 29 mai 1867, le conseil examine les remarques formulées
et,
en ce qui concerne le lavoir, précise qu’il y a
urgence
d’amener la cessation de l’état
pénible dans
lequel sont placées les pauvres buandières
exposées, en toutes saisons, à
l’intempérie
du ciel et les pieds continuellement dans l’eau.
L’année suivante, les travaux seront
adjugés
à Mathurin Pélissard. Ils se
dérouleront
normalement avec toutefois quelques problèmes de
règlement de travaux imprévus.
La municipalité veut marquer cet
évènement. Elle
organise une grande fête , le 31 décembre
1871, pour
l'inauguration de l'éclairage au gaz, la prise de possession
du
collège, du pont, du lavoir et de l'abattoir.On
célèbre, en même temps, le
quatrième
anniversaire séculaire de la donation faite par Jeanne de
Laval
aux habitants de la vallée.
Les travaux sont complétés en 1872 et 1873, par
l’établissement d’une passerelle, avec
barrière, en amont du lavoir et de deux barrages mobiles.
En même temps, un mur de soutènement est
établi le
long du chemin de la tannerie, sur la rive droite du Couasnon, en amont
du lavoir.
- image 3 -
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HIPPOCRATE NOUS A APPRIS
Hippocrate
(460-377 av. JC), bien connu pour
son serment, a écrit un traité des «
Eaux, des Airs
et des Lieux » où il étudie les
maladies
consécutives aux effets extérieurs et les divise
en
maladies épidémiques ou endémiques.
Les Grecs puis les Egyptiens et les Romains, grands consommateurs
d’eau, ont développé des techniques
venues du Moyen
Orient, pour acheminer le précieux liquide, mais aussi pour
le
rejeter et le décanter. Ces civilisations naissantes vont
s’ingénier à trouver des solutions pour
mettre en
place une certaine « hygiène publique » [PAQ].
En France, il ne se passe pas grand chose, sur ce plan,
jusqu’au
début du XIXème siècle.
Malgré une
multitude d’ordonnances, la population reste
indisciplinée, imprévoyante et irresponsable.
On prend conscience que les catastrophes
épidémiques
(choléra, variole, typhoïde, … ) ne sont
ni fatales,
ni punitions divines. La salubrité n’est pas
qu’une
question de vues désagréables et
d’odeurs
incommodantes. Il convient de développer
l'hygiène.
En particulier, il faut laver son corps et ses vêtements qui
véhiculent des germes malsains. En même temps, il
faut
veiller à la pureté de l'eau et maintenir la
propreté des points de puisage.
Un Conseil supérieur d’hygiène publique
de France
est créé par ordonnance du 7 août 1822.
Celui-ci
est chargé, entre autres, d’analyser de
manière
prospective les divers problèmes de santé
liés aux
modes de vie et à l’environnement de
l’homme.
Les conseils d’hygiène des
départements, des
arrondissements, voire des cantons, voient le jour, en province,
à partir de 1848. Les membres sont choisis parmi les hommes
dont
les occupations habituelles leur permettent de traiter des questions
d’hygiène et de salubrité.
Parallèlement, l’enseignement des notions
d’hygiène domestique, dans les écoles
primaires,
débute, dans le principe, en 1882, avec les lois Jules Ferry.
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LE FONCTIONNEMENT DU LAVOIR
L'ancien lavoir n'a plus
d'utilité
et, le 11 novembre 1871, le conseil a affermé à
la femme
Pézières, la maison qui servait de chauffoir aux
buandières. Cette maisonnette sera abattue
l’année
suivante, car non utilisée.
Le 17 janvier 1872, le conseil adopte un règlement pour le
lavoir. Les dispositions principales en sont les suivantes :
- art 1- le lavoir est ouvert tous les jours de l'année;
- art 2- les places sont attribuées aux
lavandières
d'après l'ordre de leur arrivée; le rang
d'arrivée
sera lui-même déterminé par des jetons
numérotés;
- art 3- les lavandières des hospices devront toujours se
placer
dans la partie la plus voisine du pont du petit moulin; il en sera de
même des lavandières particulières
ayant à
laver le linge de personnes atteintes de maladies contagieuses ou
épidémiques, telles que dysentrie,
choléra ou
toutes affections que l'administration se réserve de
déterminer;
- art 4- chaque lavandière, moyennant la taxe
préalablement payée de 10 centimes, a droit
à une
selle, à un banc pour déposer le linge et
à une
place d'une longueur déterminée au
séchoir qui
sera toujours muni d'une suffisante quantité de piquets
à
étendre le linge …
La ville ne gèrera pas directement le lavoir. Elle
le
confiera à un fermier (7). En
1886, on sait que cette
gestion a été attribuée au sieur
Pierre Monprofit,
concierge de l'abattoir depuis 1871, et à son
épouse
Louise Loiseau, demeurant à Beaufort-en-vallée,
moyennant
le prix de ferme de cent un francs.
En 1871, Pierre Monprofit avait été
recruté
après un examen comportant une épreuve de calcul.
Pour
être concierge, il convenait de savoir compter.
Le cahier des charges d’affermage impose au fermier de
nettoyer
le lavoir et manœuvrer les vannes, autant que de besoin ;
curer
le ruisseau à partir du début du lavoir et
jusqu’à six mètres, au-dessous ;
enlever la vase ou
le sable qui proviendra du curage ; fournir les selles et strapontins
nécessaires aux laveuses, ainsi qu’une
quantité
convenable de piquets suffisamment solides, pour étendre et
soutenir le linge.
Le prix de 101 fr, pour le fermage, fait
réfléchir
à la fréquentation du lavoir. Il conviendrait
d’en
savoir plus. Pour cela, il faudrait retrouver des livres de comptes.
LES
PROBLEMES
L’implantation des activités en bordure du
Couasnon,
depuis le grand moulin jusqu’à
l’abattoir va
créer quelques difficultés à la
commune.
Il y a d’abord une réclamation du tanneur, dont
l’installation juste en aval du vieux pont est devenue
indésirable. Celui-ci sollicite immédiatement
l’autorisation d’utiliser une partie du lavoir pour
continuer son industrie. Le conseil souhaite
réfléchir et
ajourne sa décision, sine die. On ne sait pas ce
qu’il est
advenu du tanneur.
Un peu en amont de cette installation, il y a toujours le
débouché du ruisseau de la Chalanderie, exutoire
de la
douve, et ainsi, de quelques routoirs (8).
A la fin de 1875, la municipalité décide de
construire
rapidement un canal de dérivation de ce ruisseau, en le
faisant
passer à travers le séchoir du lavoir.Il y a
toutefois
débat sur le tracé qui fait l’objet de
plusieurs
propositions successives.
Ce n’est qu’en juillet 1894 que le conseil
arrête sa
décision. On construira un aqueduc de 268 mètres
de long,
allant déboucher en aval du nouveau pont de
l’abattoir.
Suivant les plans et devis estimatifs dressés par M.
Fronteau,
l’aqueduc aura une largeur de 0,90 mètres et une
hauteur
sous clé de voûte de 1,25 mètres.
La construction est lancée, attendu que les eaux de la douve
se
déversant actuellement au dessus du vieux pont du grand
moulin,
se mêlent à celles du lavoir et deviennent pendant
une
grande partie de l’année un véritable
foyer
pestilentiel .
Les travaux sont exécutés par Jean Guihot de
Saint-Nazaire, pour le prix de départ de 9500 fr.
Quelques années plus tard, c’est
l’installation
d’un atelier public de distillation qui donne des soucis. En
1920, les laveuses se plaignent de voir les bouilleurs d’eau
de
vie (9)
occuper et encombrer la chambre du lavoir communal. Le conseil
est amené à fixer des règles
précises
d’utilisation des installations. Il impose au distillateur de
rejeter les eaux à l’aval du lavoir.
LES
AUTRES LAVOIRS PUBLICS
La commune a aussi pensé aux laveuses des villages. En juin
1891, elle adopte le principe d’établir des
lavoirs
publics à la Fourcelle, à Basse-terre,
à
l’Izenelle et, autres lieux éventuels.
Le premier construit est, semble-t-il, celui de la Fourcelle. Il est
établi sur le ruisseau de la Curée,
près
d’un pont en pierre, sur le tracé de
l’ancienne voie
romaine qui par le Vieux-Vivy conduisait à Tours. En 1894,
il
est procédé à
l’agrandissement de ce lavoir.
Pont et lavoir ont été démolis depuis.
Les lavoirs de Saint-Pierre (du lac) et de la Pelouse (près
du
Gué d’Anjan) sont construits, en 1894, sur le bras
du
Couasnon de Beaufort, chacun d’eux, à
côté
d’un pont de bois établi sur un chemin
d’exploitation.
Le premier et son pont de bois ne survivront pas aux travaux de
remembrement de 1978. Le second est toujours en place, quoique en
ruine. Les randonneurs peuvent le découvrir - image
4 - sous
les lierres, pour cela, prendre le dernier chemin à gauche,
sur
la route de l’Izenelle.
En 1907, le conseil décide de construire un nouveau lavoir
public, chemin des Gués, sur le ruisseau du Gord. Ce lavoir
existe encore aujourd’hui. Il est même
dans un
état de conservation assez satisfaisant, grâce au
propriétaire du pré qui lui donne
accès et,
à la commune, qui semble-t-il a aidé à
la
restauration. On peut le voir en prenant la direction de la Hamelle,
à partir du hameau de Bousseline.
Tous ces lavoirs de campagne ont probablement été
construits sur le même type, avec des murs en
maçonnerie,
une toiture ardoises et un plancher flottant s’appuyant sur
des
gradins pavés.
LES
DERNIERES ANNEES A MONTBAUME
En 1926, il s'avère que le lavoir a besoin de travaux de
remise en état.
Signe de l’importance prise par l’atelier de
distillation,
les dépenses sont partagées, par
moitié, entre la
commune et cet atelier.
Il ne semble pas que le lavoir ait été beaucoup
utilisé, par les laveuses, après cette date.
Valentine M.
aurait été la dernière à
l’utiliser ,
dans les années 1930.
Par contre, l’atelier de distillation perdurera. Vingt ans
plus
tard, l'odeur du marc est encore prégnante, quand on
emprunte la
rue de la Tannerie.
Derrière le lavoir, sur les terrains disponibles, la commune
avait créé quelques installations sportives, dont
un
stand de tir, dès 1892. Celui-ci sera abandonné
en 1906.
En 1955, le conseil décide de faire établir des
plans
définitifs, à cet endroit, pour un terrain
multi-sports,
avec bassin de natation. La commune commence, cette même
année, la construction d’un réseau
d’adduction d’eau potable.
Changement de programme en 1958, suite à une demande
d’implantation pour une usine.
Les projets se succèdent et finalement, la commune
décide,
le 20 décembre 1962, de vendre 2 ha 86a 79 ca du terrain de
Montbaume, à la Société
coopérative
agricole des champignonnistes du Saumurois, pour y construire une
conserverie qui sera achevée en 1963.
Vers 1970, le lavoir abandonné, bousculé
d’un
côté par la conserverie qui
s’étend et, de
l’autre côté, par le Couasnon dont on
améliore l’hydraulique, est
rasé.
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