Les
remparts de porte en porte
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Accès
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Il n'est
point de ville sans murs.
Pour leur sécurité et pour
préserver leurs privilèges, les bourgeois de Beaufort, ont sollicité du
Roi François Ier l'établissement de murs autour
des habitations de la ville.
Les cinq portes établies sur les principaux axes de
communication s'ouvraient sur des faubourgs où se
regroupaient des activités spécifiques.
Aujourd'hui,
il ne
reste plus que quelques rares vestiges des murailles et tourelles de
défense.
Des faits
d'histoire y sont attachés.
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Le
début des temps modernes
La
création d'un
office de Maire
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LA
VILLE DANS L'ANCIEN RÉGIME
Parler
d’Ancien Régime c’est d’abord évoquer un
« régime », c’est-à-dire un ensemble de règles
d’organisation et de
fonctionnement de la société.
Celui que l’on appelle « l’ancien » , encore fondé
sur la féodalité,
a agonisé à la Révolution.
Mais, quand a-t-il commencé ?
A la fin du Moyen-âge, dit-on. Les Anglais boutés hors de France, le
duc de
Bourgogne vaincu, l’unité du royaume de France se construit. C’est le
début des
temps modernes, des grandes inventions, des découvertes géographiques
et de
changements de modes de vie, pour une partie de la population.
S’il faut mettre une date, les historiens proposent 1453, date de
l’entrée des
Turcs en Europe. On se demande bien pourquoi mais, aujourd’hui, le
sujet revient à l'actualité.
Le bon roi René est duc d’Anjou et bientôt comte de Beaufort en titre.
Le bourg né à
l’abri de la motte du
château se développe principalement le long de l’axe principal
commercial qui
conduit d’Angers à Baugé.
Le château a perdu son rôle militaire et après le décès de Jeanne de
Laval en
1498, il n’est plus qu’un symbole de féodalité et ne sert plus de
résidence,
sauf à quelque capitaine.
Le XVIe
siècle commence sous d'heureux auspices. La Loire royale coule ses eaux
à travers des régions en pleine prospérité [LEB].
La population reste essentiellement rurale mais les classes
privilégiées, les
riches et les intellectuels se regroupent dans le bourg ou aux abords
immédiats.
Ces « bourgeois », au sens premier, souhaitent
s’administrer
eux-mêmes et s’assembler pour délibérer des affaires de la cité, sous
l’autorité d’un procureur syndic, désigné par l’assemblée.
Il était très important de conserver et défendre les prérogatives que
les
habitants avaient eu bien du mal à conquérir, face au pouvoir royal et
aux
prétentions des seigneurs [BOIZ].
Les assemblées les plus anciennes ne faisaient l’objet d’aucun
procès-verbal
écrit. A Beaufort, à partir de 1590, les délibérations sont consignées
sur un
registre tenu par le syndic.
Un édit d’août 1692 crée dans toutes les villes du royaume un office de
maire
et des offices d’assesseurs. Ces charges donnent lieu à versement de
taxes dans
les caisses du Trésor royal qui a bien besoin d’être renfloué.
Le maire est le symbole de la ville, il ouvre et ferme ses portes,
accueille
les visiteurs illustres, préside en grand costume et grand cérémonial
aux
grand-messes, processions, réjouissances, deuils et autres rites
majeurs [GOU].
Le premier maire de Beaufort est Pierre Le Seiller, désigné en 1693.
A partir du 25 janvier 1773, en application de l’article 6 de l’édit du
mois de
novembre 1771, le corps de ville est désormais nommé d’office par le
Roi.
C’est ainsi que , le 25 octobre 1787, le Roi nomme :
- M. le Seiller de la Moisinière, officier honoraire du grenier à sel,
maire de
Beaufort ;
- René Moyré, doyen des avocats, premier échevin ;
- Pierre Giroust, ancien avocat, second échevin ;
- François Marie Danquetil de Ruval, bourgeois, premier
assesseur ;
- André René Pelé, ancien contrôleur au grenier à sel, second
assesseur ;
- François Roberdeau, lieutenant particulier honoraire de la
sénéchaussée,
procureur ;
- François Jouan, négociant, receveur ;
-Toussaint Prevet, notaire, secrétaire greffier.
Mais retour en arrière. Il n’est point de ville sans murs. La
question
est
posée dès 1545.
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Les
habitants réclament des murs

Image
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Il
faut refaire les
remparts
Le
projet de
démolition du château
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LES
REMPARTS : TRACÉ et CONSTRUCTION
Les habitants de
Beaufort envoient une supplique à
François Ier.
Ils argumentent. Dans le bourg, il y a plusieurs belles et bonnes
maisons mais
les beaufortais n’y sont point en sécurité. Trop souvent, femmes et
enfants
sont outragés et opprimés par des vagabonds et gens de mauvaises vie.
Ces
derniers mangent et
dissipent les
biens, tant que les habitants ne peuvent plus satisfaire au paiement
des impôts
et nourrir les familles.
Ainsi, les habitants ont le projet de faire clore le bourg. Ils
proposent d’en
assurer eux-mêmes la dépense.
Le Roi se montre compréhensif et sensible aux arguments présentés.
En janvier 1545, il donne sa permission pour entourer le bourg de
murailles,
construire tours et portes, creuser des fossés, démolir les maisons qui
pourraient gêner, en remboursant raisonnablement les propriétaires, etc.
Il y a bien sûr des conditions.
Il faut que la majeure partie des habitants consentent aux charges qui
en
résulteront et que les deniers du Roi ne soient aucunement retardés ni
diminués. En clair, il n’est pas question de se prévaloir de cette
dépense pour
oublier de payer l’impôt.
Les travaux commencent mais plusieurs particuliers ayant biens,
édifices,
maisons et héritages à l’intérieur de la clôture commencée refusent de
payer
leur quote-part. Les travaux sont arrêtés.
Le Roi adresse une lettre, le 5 mars 1546, au sénéchal de Baugé pour
lui
demander de contraindre les récalcitrants à apporter leur contribution.
Il est précisé que la répartition des cotisations se fait sur
le
principe
« du fort portant le faible », c’est-à-dire selon les
possibilités
contributives de chacun.
Mais quel était le tracé de ces murs et fossés ? où avait-on
prévu des
portes ?
Nous ne disposons pas du projet d’origine. Par contre, nous disposons
d’un plan
des douves et du chemin de ronde établi le 20 octobre 1784. Nous
reviendrons
ci-après sur les circonstances de l’exécution de ce plan.
Si, à cette époque les murs sont depuis longtemps détruits, leur trace
est
encore parfaitement visible et le tracé figurant au plan dressé par le
géomètre
est digne de confiance.
Dans les grandes lignes, les murs ou clôtures suivaient au Nord, le
ruisseau de
la Chalandrerie, au Sud-Ouest, la limite Nord du domaine du château, au
Sud,
une ligne quasi-horizontale passant par la place Meffray actuelle et
rejoignant, à l’Est, la Rabâterie – voir image 1-.
Les murs d’origine sont certainement de construction sommaire puisque
dès 1612
les habitants décident de refaire à neuf les portes, les clôtures, les
fossés et les douves. C’est
même un peu la
panique trois ans plus tard quand on apprend que les armées de la Ligue
s’apprêtent à passer la Loire.
Elles sont précédées d’une triste renommée dévastatrice.
Il faut vite organiser la défense, achever les fossés, couvrir les
tours,
mettre des planchers, poser des portails aux entrées et faire des
guérites pour
les gardes.
Les remparts vont-ils être terminés pour autant ? Sûrement pas.
En 1635, le calme est revenu à l’intérieur du pays. Louis XIII et
Richelieu qui
a la réputation de vouloir faire disparaître tous les symboles de la
féodalité
ancienne, mettent en adjudication la démolition entière du château et
la vente
des matériaux. Pourtant, à cette date, Richelieu est comte de Beaufort
par
engagement.
Un tiers du produit est destiné aux pères Récollets pour
l’établissement de
leur couvent. Le reste ira
aux
habitants de la ville pour construire murs et
tourelles à
partir de la tourelle étant derrière le tripot jusques à la porte des
moulins
en passant par la porte du château.
La porte des moulins, c’est la porte de la ville d’Angers. Il est clair
qu’il
s’agit ici de contourner l’emplacement du château rasé. Il est
d’ailleurs
précisé que les fossés du château doivent être comblés.
Le mur se continuerait ensuite jusqu’à la tourelle, derrière le tripot.
Ce dernier est probablement un terrain de jeu de courte paume, pavé,
entouré de
murs.
Nous n’avons pas trouvé d’indication sur son emplacement. Nous ferons
l’hypothèse des abords de
l’ancien champ de
foire, au bas de la rue de Bellevue actuelle.
L’adjudication en question n’a sans doute pas eu lieu et la
construction des
ouvrages, murs et tourelles, dont le devis a été établi, a été
abandonnée.
A partir de cette date, murs, tourelles et fossés cessent d’être une
préoccupation pour les habitants de Beaufort et les riverains ne se
privent pas
d’occuper les lieux, à titre personnel, renverser les murs dans les
fossés et
même y établir des constructions.
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Le
transfert de l'Hôtel-Dieu

Image
2
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Courses
de pelote
sur le vieux pont
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LA
PORTE DE LA VILLE D'ANGERS
La
porte de la Ville d’Angers est l’accès le plus
important. Il ne subsiste aucun élément permettant de décrire cette
porte.
Elle ouvre vers le
faubourg des moulins
et le ruisseau du Couasnon.
Au-delà, c’est la direction d’Angers, ville avec laquelle les échanges
commerciaux et administratifs sont nombreux.
En 1622, un ordre de religieuses Franciscaines de La Flèche souhaite
établir un
monastère. Une maison est achetée,hors des murs, aux abords
immédiats de la
porte.
Cette fondation ne peut se réaliser et l’immeuble est revendu à la
ville, dix
ans plus tard. Celle-ci cherche un endroit pour transférer l’Hôtel-Dieu
géré
par les Récollets, à l’emplacement de l’actuel Hôtel-de-Ville.
Les malades sont acceptés dans les nouveaux locaux le 29 septembre 1933
[SIB].
Les installations sont encore en triste état quand, en 1669, la ville
confie
ses malades aux bons soins
gratuits des
religieuses hospitalières de Saint-Joseph. C’est le début d’une longue
et
passionnante collaboration qui durera trois siècles.
Nous en parlerons plus longuement, un jour.
Poursuivons jusqu’au Couasnon avec son moulin, son abreuvoir et son
lavoir –
voir la fiche Grand-moulin
.
Le ruisseau peut être traversé à pieds
secs en empruntant le pont de pierre. Il est quelquefois appelé, de nos
jours,
le pont romain, parce que de construction rustique. Il ne semble
pourtant pas
dater d’avant le XVIIe siècle. Encore, a-t-il
été amplement modifié au
siècle
suivant.
Lors d’une visite réalisée par le sénéchal de Beaufort, en 1772, le
petit pont
est noté avec une seule arche. Il est dans un état de dépérissement qui
ne
permet plus le passage des marchandises. Les experts disent qu’une
seule arche
est insuffisante pour recevoir toutes les eaux qui affluent. Pour
reconstruire
le pont avec deux arches, il faut compter une dépense de 4 018 livres.
Les travaux correspondants ont probablement été réalisés peu après, en
conservant une bonne partie de l’ancien ouvrage. Notons une curieuse
pierre de
couronnement de parapet comportant un bossage taillé –image 2-
Une coutume, dont les fondements semblent remonter à l’ancien
moyen-âge, est
attachée à ce pont.
On le sait, certains seigneurs s’étaient attaché un droit de cuissage
ou de
jambage, à l’occasion du mariage d’un de leurs serfs.
Si le marié ou l’épousée n’arrivait pas à réussir une certaine épreuve
sportive,
cette dernière devait s'acquitter d'une redevance en nature
particulièrement
infamante
pour elle et le jeune mari [FRA].
Avec le temps et la
régression de la
féodalité, cette redevance au seigneur s’est quelquefois transformée
pour être
liquidée en
deniers.
Ainsi à Beaufort, pendant plus d’un siècle, de 1671 à 1776, des courses
de
pelote sont organisées, tous les ans, au lendemain de Noël.
Tous les nouveaux mariés qui ont passé leur première nuit de noce dans
la ville
ou les faubourgs de Beaufort doivent payer au Roi une taxe de 16 sous,
sous
peine d’une amende de trois livres. Bien entendu, les nobles sont
exemptés.
Pour éviter de payer, certains couples quittent la ville pour cette
première
nuit.
Il y a un moyen de récupérer sa contribution. Il faut ramener l’une des
trois
pelotes lancées , du pont dans le ruisseau, par des officiers
royaux.
Le 26 décembre 1765, la course a lieu à l’issue des vêpres.
Les mariés, au nombre de vingt-cinq se présentent. Bien qu’ils soient
exemptés
de taxe, quelques nobles participent, motivés par l’épreuve sportive.
Les trois pelotes sont jetées de l’arche, l’une par le sénéchal,
l’autre par le
procureur du Roi et la troisième par le receveur du comté.
Pierre Bourdais, filassier, très efficace, en rapporte deux. Jacques
Chevallier, bêcheur, rapporte la troisième.
La procédure est très officielle. Le procès-verbal est aussitôt dressé
par M°
Pierre-Bernard Poupard (1).
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Image
3
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Rabâts
chez les tisserands ?
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LA
PORTE DE LA RABÂTERIE
A l’opposé de la
porte de la ville d’Angers, la Grande rue
s’arrête à la porte de la Rabâterie.
Si nous nous en rapportons au plan dressé en 1784, la porte s’appuie
sur deux
tourelles à base carrée.
Dans le pré-inventaire réalisé par le ministère de la Culture en 1978
(voir
encadré) figure une photo des restes supposés de cette fortification,
près du
n° 11 de la rue de la Manufacture. Ces constructions ont été rasées
depuis.
Le faubourg de la Rabâterie s’étire au long de la rue du Pavé actuelle.
Au-delà, d'après la carte de Cassini dressée vers 1750 - image 3 -, il
semble qu’aux temps plus anciens la route dirigeait vers la
Noirette et Baugé, en évitant le
marais du
Nord de la ville.
Le faubourg de la Rabâterie est connu pour avoir regroupé beaucoup de
maisons
de tisserands, jusqu’au début du XIXe siècle.
Ce n’est sans doute pas cette particularité qui a laissé le nom.
Qu’est-ce donc qu’une rabâterie ?
Ce nom a été peu souvent utilisé pour un lieu-dit. Toutefois, nous le
trouvons
à Saint-Pierre-des-Corps, en Touraine. Des historiens locaux ont
cherché
l’origine probable de ce nom.
La conclusion en serait « le lieu où il faut
peut-être voir des maisons
hantées par les esprits ». Quand les fantômes
rabâtent, ils font du
raffut, du tapage, évidemment plutôt de nuit.
Pourquoi, à Beaufort, l’endroit aurait-il été choisi par les lutins
pour s’exprimer
ainsi ?
Rien ne l’indique
mais on ne peux s’empêcher de penser à
des faits qui renvoient aux tisserands.
Il n’y a pas encore bien longtemps, dans un village des Mauges, le curé
venait
exorciser les métiers pour chasser
les
mauvais esprits, tenus pour responsables des fréquentes sorties
brutales de
navette.
Alors, « rabâts » chez les
tisserands,
pourquoi pas ?
La porte de la Rabâterie est aussi
la sortie qui conduit
vers la château
de la Blinière, à une demi-lieue.
Les seigneurs de la Blinière possèdent plusieurs fiefs dont celui très
important du Palis, en ville de Beaufort. Il en sera question,
ci-après.
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Image
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Les
tourelles de
défense
Les
eaux insalubres
de la douve
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AUTRES PORTES ,
TOURELLES et DOUVES
La
porte que nous connaissons le mieux est celle de
la Chaussée. Les tourelles existaient encore à la fin du XVIIIe siècle
et elle
a été photographiée en 1895 –
image 4- .
Cette porte ouvrait la ville vers le Baugeois, au Nord. Dès la sortie,
il
fallait ensuite franchir une partie fréquemment inondée. C’est la
raison de la
construction d’une digue ou « chaussée » qui a laissé
son nom à la
rue qu’elle supporte.
Compte tenu de la présence du marais, la ville ne s’est guère étendue
de ce
côté, au delà des remparts.
Cette situation ne changera qu’à la fin du XIXe
siècle, avec
l’arrivée du train à Beaufort et l’implantation de la gare entre
Chaussée et
Montensais.
Les rues conduisant du centre de la ville à la gare sont
progressivement
élargies et il est probable que les tourelles soient alors devenues
indésirables.
A l’Est, était la petite porte de Longué ou de la Fontaine.
Cette porte était
la plus petite des cinq. Le passage était réduit à huit pieds de large
et neuf
de haut. Les voitures ne pouvaient y passer qu’avec beaucoup de
difficultés.
Il
fut envisagé de l’élargir.
La Fontaine est encore le nom d’un lieudit situé à quelques centaines
de
mètres, après le Léard. Il est possible, compte-tenu de la
configuration
géographique, que des eaux propres couraient là, provenant, par la
Galonnière,
de sources émergentes au bas de la butte de Brion.
De la porte du Puits-Bauchard nous ne savons rien, sinon son
emplacement sur la
carte.
La porte ouvrait, au Sud, sur la direction des Rosiers, mais aussi, par
la rue
Fautras, sur la petite levée traversant les marais pour rejoindre le
port sur
la Loire à Saint-Maur.
La rue Fautras, longeant les murs à l’extérieur, est ainsi devenue un
secteur
d’extension de la ville assez important.
Ayant fait le tour des portes, il reste à parler des
tourelles de défense.
Insérées dans les murs, elles disposaient de meurtrières pour poster
les défenseurs.
Au moins, quatre tourelles ont été citées. Seules deux d’entre-elles,
au Sud,
sont encore visibles aujourd’hui.
C’est Marie Davanel, femme de Gilles Crouin, qui aurait payé la
construction de
ces deux tourelles et du mur qui les joignait [DEN].
La date de
1587
est restée
inscrite sur une pierre de l’une d’elle – voir Logis Crouin
–
Nous reviendrons plus loin sur ces tourelles.
Au
Nord, la ville était protégée par une douve qui drainait, en même temps
les eaux des marais.
Mise en communication avec le Couasnon, à l’aval des grands moulins, la
douve a
ainsi pris le nom de ruisseau de la Chalandrerie.
Celui-ci est rapidement devenu une cause d’insalubrité notoire.
Il s’y installe de nombreux routoirs (2), lieu de pourrissement
végétal,
rendant les eaux infectes.
Les officiers de police sont obligés, en 1774, d’interdire de faire
rouir le
chanvre, à partir du canton de la Chaussée, jusqu’aux grands moulins,
en passant par les terres des
marais, dans
aucun douet(3), douve ou fossé de la ville, eau
courante et morte.
Le ruisseau sert aussi d’égout pour les
habitations et industries de la ville du versant Nord, en particulier
les
manufactures de Joubert-Bonnaire.
De plus, les murs s’écroulent dans la douve retenant les eaux qui
alors, y
croupissent.
En 1834, au moment ou la municipalité fait dresser un projet de lavoir
près des
grands moulins, constatant une nouvelle fois l’insalubrité des eaux du
ruisseau
qui se déversent à cet endroit, elle propose au conseil de faire
remettre la
douve d’enceinte à trois mètres de largeur.
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Une
liste de
monuments classés
Un
pré-inventaire
communal
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LES
INVENTAIRES du MINISTÈRE de la CULTURE
Le
souci de dresser un inventaire des biens
culturels naît au XVIIIe siècle.
L’abbé Grégoire présente un rapport à la Convention en recommandant à
la
surveillance de tous les bons citoyens, les monuments de sciences et
d’arts
appartenant à tous.
L’inspection générale des monuments historique est créée en 1830, avec
un
objectif de protection.
Une première liste, établie en 1840, ne comprend que des monuments
préhistoriques et des bâtiments antiques ou médiévaux. Il faut attendre
1920
pour que le classement s’ouvre au patrimoine privé.
Aujourd’hui, les immeubles dont la conservation présente, du point de
vue de
l’histoire ou de l’art, un intérêt public peuvent être classés en
totalité ou
en partie.
Ceux qui ne justifient pas un classement immédiat mais, présentent un
intérêt
suffisant pour en rendre désirable la préservation peuvent être inscrit
sur
l’inventaire supplémentaire.
A Beaufort-en-vallée, sont classés :
- le chœur de la chapelle, la sacristie et le réfectoire de l’ancien
couvent
des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de la Flèche,
- la chapelle et quelques vestiges de l’ancien prieuré d’Avrillé.
Sont inscrits :
- les ruines du château ;
- l’église Notre-Dame ;
- des éléments du manoir de Princé.
Au-delà du souci de protection, André Malraux crée en 1964 le service
des
monuments et richesses artistiques pour recenser, étudier, faire
connaître
toute œuvre qui, du fait de son caractère artistique, historique ou
archéologique constitue un élément de patrimoine national, dans un
contexte de
recherche scientifique.
En Maine-et-Loire, un comité est mis en place dès 1968.
Un pré-inventaire est réalisé sur la commune de Beaufort-en-vallée en
1978.
Les informations collectées dans chaque département sont intégrées aux
bases de
données nationales.
Les données les plus élémentaires sont
mises en
ligne sur
Internet, notamment dans les bases MERIMEE, pour l’architecture et
PALISSY, pour
les objets.
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Un
impôt royal
nouveau
La
réponse du maire
de Beaufort
L'inventaire
du
domaine royal
Les
dépenses de
réparation chiffrées
Le
plan de Béritault
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LA
FIN DES REMPARTS ET DES PORTES
Fin du XVIIe
siècle, les finances du royaume
s’épuisent. Louis XIV vit dans le faste et entretient des guerres
coûteuses.
Colbert n’est plus là pour gérer.
Pour se donner des ressources nouvelles, le Roi déclare propriété
royale, les
places qui ont servi aux clôtures, fossés, remparts et fortifications
des
villes du royaume, sensées être vacantes et inutiles.
Il en ordonne la
vente et l'aliénation.
Il fait dresser un
état, précisant
qu’il faut comprendre le long des clôtures une bande de terrain de cinq
à six
toises de large nécessaire pour monter le canon et espacer les hommes
armés de
pique.
On lui rend compte
rapidement que ces places sont, pour
leur majorité, occupées par des particuliers qui les tiennent de ventes
ou
concessions consenties par les maires et échevins des villes. Ou plus
simplement, ils s’en sont emparés par bienséance et y ont
éventuellement
construit des édifices.
Le Roi est conscient qu’il ne peut poursuivre son projet sans causer un
préjudice considérable aux occupants des dites places.
Il se résigne à laisser ces derniers en leur possession et jouissance
mais, à
la charge, pour eux, de payer au Trésor, chaque année, douze deniers
pour
chaque arpent occupé.
En même temps, il les décharge de tout
cens,
rente ou
redevance prétendues par les Villes et Communautés.
Cette déclaration est registrée au Parlement de Paris, le 10 mars 1696.
Pierre Le Seiller, conseiller du roi et maire, donne suite
le 3
septembre 1696, pour ce qui concerne Beaufort.
Il répond qu’il n’y a aucun édifice construit en attenance aux fossés
et murailles
de Beaufort, ni dehors, ni dedans.
Il n’y a pas non plus de
places
vacantes, ni
jardin, la dite ville n’étant qu’en partie close.
Il est seulement dû des deniers patrimoniaux à la ville, pour un total
de 12
livres 5 sols, essentiellement pour des petites
« tourettes »
occupées par des particuliers, soit :
- deux , joignant le portail de la Chaussée ;
- une, occupée par un boulanger au portail des moulins ;
- une, au portail du puits Bauchard ;
- une, proche du portail ci-dessus ;
- une, proche de la petite porte.
Un état descriptif et nominatif des terrains non construits a ainsi été
dressé
et vraisemblablement transmis aux fins de taxation des particuliers
concernés
et régularisation des titres.
Trois-quarts de
siècle se passent. Louis XVI donne l’Anjou
et donc le comté de Beaufort, à son frère Louis Stanislas Xavier, comte
de
Provence. C’est le 11 juillet 1771. On l'appellera "Monsieur".
Dès l’année suivante, celui-ci commissionne le sénéchal et le procureur
du Roi
pour faire le bilan des réparations et reconstructions à faire sur les
bâtiments étant à la charge du Roi.
La visite comprend les remparts.
Pour ces derniers le constat est plus qu’inquiétant.
La porte
d’Angers
est dans
le plus mauvais état. Les deux jambages sont entièrement dégradés par
le froissement
des voitures. Entre cette porte et celle du puits Bauchard, il ne reste
que
quarante toises de mur, en très mauvais état. Cette dernière porte
menace d’une
ruine prochaine.
En continuant vers la petite porte, il
n’existe que
trois
tours et quelques murs dans le plus grand délabrement.
La porte de Longué
est trop petite et les assises sont sorties de leur aplomb.
Entre cette porte
et celle de la Rabâterie, le mur, s’il n’est réparé, tombera
infailliblement.
C’est la même chose pour cette dernière porte qu’il faudra reprendre en
sous-œuvre.
En suivant jusqu’à la porte de la Chaussée, il
n’existe
qu’une
petite tourelle et les fossés sont comblés par les décombres des murs.
Sur cette porte, il faut aussi reprendre les premières assises en
sous-œuvre et
refaire à neuf une partie des jambages.
Quant à la partie douve, au Nord, elle est comblée par les murs, tous
écroulés.
Les dépenses à faire sont chiffrées par les experts. Pour l’ensemble
des
bâtiments et constructions à la charge du Roi, les châteaux de Beaufort
et de la Ménitray, les halles,
les ponts,
murs et fossés, le montant atteint 290 000 livres.
Il n’y a guère eu de suites en ce qui concerne les remparts, sinon que
le 19
juin 1779, Monsieur permet aux habitants, sur leur demande, d’abattre
et
démolir les tourelles et portes de la ville de Beaufort.
Les ouvrages n’ont
plus aucune utilité
et leur démolition est de nature à embellir la ville.
A la place des portes, il est prévu de construire de simples piliers
pour
marquer les entrées de ville.
Malgré tout, Monsieur n’oublie pas qu’au titre de son
apanage, il reste
propriétaire des ouvrages restants et des terrains et emplacements qui
en font
partie.
Les arguments et procédures de 1696 ressortent.
Le
propriétaire du fief
des
Palis (4) qui s’étend sur une partie de la
ville de Beaufort, est
accusé
d’usurpation pour avoir consenti des baux à cens sur certains terrains.
La majorité des particuliers ,excités par les officiers municipaux et
le
seigneur du fief des Palis, refusent de contracter avec Monsieur.
Ce dernier décide de faire dresser un plan de la totalité des objets et
d’annoncer ensuite publiquement ses droits et sa résolution d’en faire
usage.
Le plan est signé par Béritault de la Sablonnière, le 20 octobre 1784.
Pour le
château, les douves, le chemin de ronde et les maisons du champ de
foire, la
surface pouvant être accensée (5) est de 8429 toises (carrées).
Compte tenu de la procédure suivie, le conseil de Monsieur estime, le
28
mars 1786, que les prétentions des officiers municipaux et du seigneur
des
Palis s’évanouiront d’elles-mêmes et qu’on mettra autant
d’empressement à
obtenir les « accensements » de Monsieur qu’on a
porté jusqu’à
présent de lenteur et de répugnance à les demander.
L’affaire devait être traitée dans l’année. Qu’en a-t-il été ?
Quatre ans plus tard, dans la nuit du 4 août 1790, féodalité et
privilèges sont
abolis et Monsieur perd son apanage.
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La
demande de
Pierre Pananceau

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Les
privilèges des
salpêtriers
Les
filles de
Louise Marmin
La
société
populaire de Beaufort
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LES
TOURELLES A RENÉ MARMIN
Des
remparts de Beaufort, il ne reste aujourd’hui
que deux tourelles et quelques pans de mur entre le boulevard du
rempart et la rue de la Petite porte.
Il s’en est fallu de peu que les tourelles disparaissent avant la
Révolution.
René Marmin, conseiller du Roi
et commissaire
aux saisies réelles de la Sénéchaussée de Beaufort avait acquis, le 13
octobre 1770, la propriété du logis
Crouin ,
cité plus haut, avec les terrains entre rue Bourguillaume et boulevard
du
Rempart.
Il sait que, sur son terrain, les ouvrages des remparts ont été réunis
au domaine royal,
donc les
tourelles et le mur qui les joint.
Ceux-ci sont en mauvais état. René Marmin, pour améliorer l’aspect de
sa
propriété, propose à l’assemblée des maire et échevins, le 23 décembre
1771,
d’entretenir ces ouvrages et d’y faire des augmentations qu’il jugerait
à
propos.
Il obtient cette autorisation , sous réserve de l’interdiction de faire
une
quelconque démolition.
Il fait exécuter les travaux. C’est sans doute à ce moment là qu’il
fait ouvrir la
porte
que nous voyons aujourd'hui sur la tourelle Est –image 5-.
Sur
cette image, les parties disparues depuis ont seulement été figurées au
trait.
Le détail des meurtrières est intéressant - image 6 -. Une
fourrure en bois est placée au nu extérieur du mur. Moins friable que
le tuffeau, c'est elle qui est percée d'un orifice pour passer le
fusil.
Quand René Marmin décède le 11 juin 1779, la propriété passe à sa femme
Louise
Chevallier.
Deux ans plus tard, l’intendant des finances de Monsieur reçoit une
lettre de
M. Tessié du Mottay (6). Le sieur Pierre Panonceau,
salpêtrier, vient
de
remettre à ce dernier un plan d’une partie de la douve de Beaufort,
devant le
jardin de Madame Marmin.
Pierre Panonceau avance qu’il a reçu l’accord de l’intendant pour une
aliénation des terrains et tourelles à son profit.
L’opération
profiterait à
Monsieur, en lui procurant une rente de plus et occasionnerait
l’embellissement
de la ville.
Pierre Panonceau assure que les officiers
municipaux ne sont pas
opposés à
cette concession.
M. Tessié fait une estimation du cens qui pourrait être fixé, étant
entendu que
le terrain a peu de valeur parce que trop étroit et encombré de
pierres. Il
propose cinq livres de rente.
Madame Marmin apprend la démarche de Pierre Pananceau. Elle s’inquiète
et en
parle à son notaire, Jean-Pierre Béconnais, par ailleurs père de son
gendre.
Le 11 février 1781, Jean-Pierre Béconnais adresse une lettre au conseil
de
Monsieur pour faire part de son étonnement et rappeler l’autorisation
donnée à
René Marmin, en son temps.
Celui-ci a fait recouvrir les deux
tourelles
d’ardoises et a engagé, pour cela, une dépense de 400 livres.
Il serait désagréable pour Madame Marmin d’en être pour ses frais et
encore d’être
privée de l’agrément de la vue, si quelqu’un venait à bâtir sur les
murs.
Le notaire rappelle qu’à l’origine les murs ont été construits par les
habitants, chacun sur son fond, comme il est constaté par les titres de
l’hôtel
de ville et ceux du seigneur du Palis, dans la mouvance duquel sont
situés les
terrains en question.
La procédure a probablement été suspendue à ce moment, les officiers de
la
maison de ville s’opposant alors à son exécution, prétextant le projet
d’aménagement d’une promenade.
Pierre Pananceau fait plusieurs relances, précisant d’ailleurs son
intention de
niveler le terrain et d’établir un logement à cet endroit, y déposer
des
salpêtres et autres matériaux.
A coup sûr, les tourelles en seraient condamnées.
Il propose maintenant un cens de dix livres, puis douze ou même quinze.
Il fait intervenir des personnalités, comme la comtesse d’Aubéry et M.
Dupetit
Thouars (7).
Il a des arguments liés à sa profession. En
effet,
les salpêtriers qui agissent pour le bien de la Nation, ont le
privilège de pouvoir réclamer aux officiers
municipaux,
l’affectation d’un logement pour leur activité.
Rien n’y fait.
L’intendant de Monsieur, de son côté, ne désarme pas sur la question
finance.
Le receveur des deniers patrimoniaux de Beaufort assigne la ville à
comparution
en raison d’un droit d’amortissement (8) pour les deux tourelles mises
dans le
commerce.
L’assemblée des habitants, réunie le 9 février 1786, se défend en
précisant que
les murs et tourelles en question n’ont point été aliénées au sieur
Marmin qui
n’a été obligé de payer aucune redevance.
Si l’occupation
accordée en
1771
devait être considérée comme un transfert de propriété, ce serait au
sieur
Marmin de payer le droit d’amortissement réclamé.
Pierre Pananceau fait une dernière tentative en 1789, auprès de
Monsieur, pour
obtenir terrain et tourelles.
Les événements ne vont pas tarder à rendre caduque cette démarche.
Dans l’affaire Pananceau, Louise Marmin a été particulièrement bien
soutenue
par les officiers municipaux.
Ce n’est pas très étonnant. Mis à part le fait que ces derniers
prenaient
maintenant quelques distances par rapport aux intérêts royaux, Louise
Marmin
avait su, par ses quatre filles, s’allier aux familles influentes de la
Ville.
Le 8 septembre 1780, c’est une double noce à Beaufort.
Louise Marmin épouse Jean-René Béconnais, notaire influent de la ville
et sa
sœur Anne épouse Louis Pierre Lorier, autre notaire du Roi, futur juge
au
tribunal du district de Baugé, puis conseiller à la cour impériale
d’Angers.
Le 3 février 1784, Julienne épouse Charles Urbain Chevallier, juge
gruyer (9)
de la ville, appelé le chevalier de la porte de ville.
Le 5 novembre 1792, Jeanne épouse René Philippe Chevaye, fils de René
Chevaye,
le nouveau maire élu de la commune.
Tous ses honorables messieurs vont se retrouver aux premiers rôles dans
la
Société populaire de Beaufort (10).
Inspirée du club parisien des
Jacobins,
cette association, très organisée, veut « aider de
ses lumières,
quiconque en aurait besoin, en fortifiant le faible, en secourant
l’indigent,
en prenant la défense de l’opprimé, en un mot en vouant toute son
exécration
aux oppresseurs, aux tyrans et à toute espèce d’usurpateurs de
l’autorité … »
Pierre
Pananceau s’est lui aussi inscrit à la Société
populaire. Cela ne l'empêchera pas, en 1794, d'être suspecté par
cette dernière d'utiliser dans son entreprise de la main d'œuvre bon
marché. Des jeunes gens réfractaires au service de la nation
cherchaient,
en effet, à se faire employer, soit à la Manufacture, soit chez un
salpêtrier.
Pierre Pananceau se
consolera de son infortune en mariant sa fille Hélène, le 20 avril
1803, à
Achille Chansiergue du Borg, de noble naissance (11),
tout récent professeur de peinture à Beaufort.
François-Marie
Danquetil de Ruval, que l'on a vu nommé officier municipal par le Roi
en 1787 est, depuis le 8 juillet 1800, maire de Beaufort.
Il
le restera jusqu'en 1830, servant tout aussi passionnément, la
République, l'Empire et la Restauration.
Un
nouveau régime se construit.
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Notes
(1)
Pierre-Bernard Poupard de Moru sera le premier juge de Paix de Beaufort
après la Révolution
(2) routoir ou rouissoir où l’on laisse macérer les fibres
de chanvre
dans l’eau
(3) douet :trou d'eau créé de la main de l'homme pour le rouissage du
chanvre
(4) le fief du Palis, ou Pallis, avait son siège dans
une maison de la rue qui porte encore ce nom; il dépend de la Blinière
(5)
accensée : donnée à cens, à bail
(6) la famille Tessié est connue aux Rosiers comme dynastie de maîtres
de poste
(7)
Aristide Aubert Dupetit Thouars(1760-1798), né à Saint-Martin
de
la Place, est capitaine de vaisseau, héros légendaire de la bataille
d'Aboukir
(8)
le droit d'amortissement est une redevance payée au seigneur par
certaines personnes, notamment morales, qui ne peuvent transmettre
leurs biens par héritage; c'est une compensation des droits de mutation
qui n'interviendront jamais
(9) juge gruyer : officier des eaux et forêts, juge en
première
instance des délits
(10 ) la Société populaire de Beaufort,
créée en 1793, est forte d'au moins 150 membres
(11) Achille François Chansiergue du Borg, né le 5 août 1781,
fut page de Louis XVI
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Références
Bibliographie
[BOI]
BOIZARD, René, Les communautés rurales sous l’Ancien Régime
en Anjou,
Mémoires de l’Académie des sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers
1981-1982
[DEN] DENAIS, Joseph, Portefeuille d’un curieux G.
Grassin 1913
[FRA] FRAYSSE, J. et C. Les
Troglodytes en Anjou à
travers les âges, Imp. Fabre, Cholet, 1984
[GOU] GOUBERT, Pierre, ROCHE, Daniel, Les français et
l’Ancien Régime, Editions Armand Colin, 1992
[LEB]
LEBRUN, François, histoire
des Pays de Loire, Editions Privat, 2001
[SIB] SIBENALER, Jean, Les hospitalières de Beaufort-en-vallée,
Nuances
2003
Entretiens
Cette
fiche a été élaborée suite
à des
entretiens personnels, notamment avec : Odette Boussin et Clément
Beaussier.
Il convient de les en remercier.
Merci à Claire Steimer du service départemental de
l'inventaire de Maine et Loire, pour ses précieux conseils et l'accès
au fond
documentaire.
Merci à Christine Faure, archiviste à la mairie de Saint-Pierre des
Corps, pour les documents transmis
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Date
de mise à jour: 12 septembre 2009
Jean-Marie Schio
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